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Amendes, plaintes et justice · Plainte · menaces

Porter plainte pour menaces : ce que dit la loi, comment déposer et quels risques

Une menace de commettre un crime ou un délit contre une personne est un délit quand elle est réitérée ou matérialisée par un écrit, un SMS ou une image : la menace de mort est alors punie de trois ans de prison et 45 000 € d’amende (article 222-17 du Code pénal). Prononcée une seule fois à l’oral, elle n’est punie que si elle s’accompagne d’un ordre de remplir une condition. Policiers et gendarmes doivent recevoir votre plainte.

  • Un seul SMS suffit (art. 222-17)
  • Avec une condition : 5 ans (art. 222-18)
  • 6 ans pour agir (délit)
  • Textes officiels cités
  • Sources vérifiées le
  • Rédigé avec l’aide de l’IA, notre méthode

Information juridique générale accompagnée de références officielles et de contrôles datés. Ce n’est pas un conseil personnalisé : pour une décision qui vous engage, faites vérifier votre situation par un professionnel compétent.

Julie by AlphaDeep

Conversation illustrative
Question d’exemple

Peut-on refuser ma plainte pour menaces parce que je n’ai pas de preuve ?

Julie Exemple

Non, la police ou la gendarmerie ne peut pas refuser une plainte pour menaces au motif que vous n’avez pas de preuve : les officiers et agents de police judiciaire sont tenus de recevoir les plaintes des victimes (article 15-3 du Code de procédure pénale). Les preuves comptent ensuite pour la décision du procureur. Si l’accueil refuse, écrivez directement au procureur de la République.

Voir les références

Vous recevez des menaces : décrivez-moi ce qui a été dit ou écrit, je vous aide à voir quel texte s’applique et comment porter plainte.

Droit français

3 questions offertes à l’inscription. Évitez les noms et informations sensibles.

Réponse

Une menace reçue par SMS ou prononcée une seule fois est-elle punissable ?

Oui : une menace de mort envoyée par SMS, par message ou sous forme d’image est un délit puni de trois ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende, même envoyée une seule fois, parce qu’elle est « matérialisée par un écrit, une image ou tout autre objet » (article 222-17 du Code pénal). La menace écrite ou répétée d’un autre crime ou délit contre la personne, comme un viol ou un enlèvement, est punie de six mois et 7 500 €.

Prononcée une seule fois à l’oral, la menace n’est punie que dans trois cas : elle s’accompagne d’un ordre de remplir une condition (article 222-18 : trois ans, et cinq ans pour une menace de mort), elle vise un enseignant, un soignant, un élu ou un policier dans ses fonctions (article 433-3), ou elle cherche à vous empêcher de porter plainte (article 434-5).

Une menace de simples violences, réitérée ou écrite, reste une contravention de 3e classe (article R623-1), punie d’une amende de 450 € au plus (article 131-13).

Code pénal : article 222-17Code pénal : article 222-18Code pénal : article 433-3Code pénal : article 434-5Code pénal : article R623-1Code pénal : article 131-13

Outil

Quelle infraction correspond aux menaces que vous recevez ?

Décrivez la menace : ce qui est menacé, comment, par qui et dans quel but. La fiche indique le texte du Code pénal qui correspond, la peine maximale écrite dans le code, la date de prescription et la façon de déposer. Elle ne prédit pas la suite donnée à la plainte.

julie://outil/aiguillageAucune donnée envoyée

Les champs restent dans cette page. Le bouton Julie n’envoie votre fiche que si vous choisissez de l’utiliser.

Exemple fictif · Le texte qui correspond à votre situation

Une menace de mort matérialisée par un écrit, un SMS, un message ou une image est un délit puni de trois ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende (article 222-17, alinéa 2, du Code pénal), même envoyée une seule fois. Gardez le message et le numéro ou le profil de l’expéditeur.

Prescription si l’infraction est un délit (6 ans, article 8 du Code de procédure pénale)
2032-10-12
  1. Faire des captures d’écran datées de chaque message, avec le numéro ou le profil de l’expéditeur, et garder les messages vocaux.
  2. Écrire une chronologie datée : les mots exacts, le lieu, les témoins, la date de la dernière menace (2026-10-12).
  3. Déposer plainte au commissariat ou à la gendarmerie de votre choix et demander le récépissé et la copie du procès-verbal (article 15-3 du Code de procédure pénale).
  4. Ou écrire au procureur de la République du tribunal judiciaire du lieu des faits ou du domicile de l’auteur, avec vos pièces.
  5. Agir bien avant le 2032-10-12 : au-delà, le délit est en principe prescrit.

Cette fiche applique les articles 222-17, 222-18, 222-18-3, 433-3, 434-5 et R623-1 du Code pénal à vos réponses. Elle ne dit pas si le procureur poursuivra ni ce que décidera le tribunal.

Fiche résumé sur la plainte pour menaces : une menace de mort écrite est punie de trois ans d’emprisonnement, une menace avec condition jusqu’à cinq ans, prescription de six ans.
Menace de mort par SMS : délit puni de trois ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende (article 222-17 du Code pénal).
Comparatif

Quelle peine pour chaque type de menace ou d’accusation ?

Menaces, fausse accusation, diffamation : textes et peines
SituationTextePeine maximalePrescription
Menace de violences réitérée ou écriteCode pénal, R623-1Amende de 450 € (contravention de 3e classe)1 an
Menace réitérée ou écrite d’un crime ou délit contre la personneCode pénal, 222-17, alinéa 16 mois et 7 500 €6 ans
Menace de mort réitérée ou écrite (SMS, message, image)Code pénal, 222-17, alinéa 23 ans et 45 000 €6 ans
Menace avec ordre de remplir une conditionCode pénal, 222-183 ans et 45 000 € ; menace de mort : 5 ans et 75 000 €6 ans
Menace par un conjoint, concubin ou partenaire de PACS, ou un exCode pénal, 222-18-3 et 132-80De 3 ans et 45 000 € à 7 ans et 100 000 € selon la menace6 ans
Menace contre un enseignant, un soignant, un élu, un policierCode pénal, 433-33 ans et 45 000 € ; menace de mort : 5 ans et 75 000 €6 ans
Accusation que l’on sait fausse, adressée à la police ou à l’employeurCode pénal, 226-105 ans et 45 000 €6 ans
Diffamation publique envers un particulierLoi du 29 juillet 1881, art. 32Amende de 12 000 €3 mois

Les prescriptions courent en principe à compter du jour des faits (articles 8 et 9 du Code de procédure pénale, article 65 de la loi de 1881).

Code pénal : article R623-1Code pénal : article 131-13Code pénal : article 222-17Code pénal : article 222-18Code pénal : article 222-18-3Code pénal : article 132-80Code pénal : article 433-3Code pénal : article 226-10Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse : article 32Code de procédure pénale : article 8Code de procédure pénale : article 9Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse : article 65

Réponse

Où et comment porter plainte pour des menaces ?

Vous pouvez porter plainte dans n’importe quel commissariat ou brigade de gendarmerie : les policiers et gendarmes sont tenus de recevoir la plainte, même si les faits ont eu lieu ailleurs (article 15-3 du Code de procédure pénale). Un procès-verbal est dressé et un récépissé vous est remis immédiatement ; demandez la copie du procès-verbal, elle vous est remise sur demande.

Deux autres voies existent. Vous pouvez écrire au procureur de la République du tribunal judiciaire du lieu des faits ou du domicile de l’auteur, en décrivant les faits et en joignant vos captures d’écran (Service-Public.fr, fiche F1435). Pour certaines infractions, la visioplainte permet de déposer plainte par visioconférence, avec FranceConnect et une caméra, sur rendez-vous.

La plainte en ligne ne sert pas aux menaces d’un auteur connu : elle est réservée aux atteintes aux biens dont l’auteur est inconnu et à certaines arnaques sur internet (service THESEE, qui couvre le chantage ou les menaces dans une relation amoureuse ou amicale nouée en ligne).

Code de procédure pénale : article 15-3Porter plainte (fiche F1435)

Réponse

Que se passe-t-il après la plainte : récépissé, classement, partie civile ?

Après la plainte, le procureur de la République choisit entre trois suites : engager des poursuites, mettre en œuvre une mesure alternative aux poursuites, ou classer sans suite quand les circonstances le justifient (article 40-1 du Code de procédure pénale).

Le récépissé remis au dépôt indique les délais de prescription et la possibilité de porter plainte avec constitution de partie civile (article 15-3). Pour une menace, délit, le délai est de six ans à compter des faits (article 8) ; pour une contravention, un an (article 9).

En cas de classement sans suite, vous pouvez former un recours auprès du procureur général, qui peut ordonner des poursuites (article 40-3). Vous pouvez aussi saisir le juge d’instruction par une plainte avec constitution de partie civile, si le procureur vous a fait savoir qu’il ne poursuivra pas ou si trois mois se sont écoulés depuis votre plainte (article 85).

Code de procédure pénale : article 40-1Code de procédure pénale : article 15-3Code de procédure pénale : article 8Code de procédure pénale : article 9Code de procédure pénale : article 40-3Code de procédure pénale : article 85

Pièces

Quelles preuves réunir avant de porter plainte ?

  1. Pièce 1

    Captures d’écran datées des messages, avec le numéro ou le profil de l’expéditeur

    Elles prouvent la menace écrite de l’article 222-17. Gardez aussi le téléphone ou le compte : l’original peut être demandé.

  2. Pièce 2

    Messages vocaux et journal des appels

    Ils datent chaque contact et montrent la réitération quand les menaces sont orales.

  3. Pièce 3

    Constat de commissaire de justice pour des menaces en ligne

    Utile quand une publication ou un compte risque de disparaître : le constat fige le contenu et son adresse à une date donnée.

  4. Pièce 4

    Coordonnées des témoins et leurs attestations

    Pour une menace orale, ce sont souvent les seules preuves de la répétition ou de la condition posée.

  5. Pièce 5

    Chronologie écrite des faits, datée

    Les mots exacts, le lieu, l’heure, les personnes présentes : elle sert de trame à votre audition.

  6. Pièce 6

    Récépissé de plainte et numéro de procès-verbal

    Ils prouvent la date du dépôt et permettent, trois mois après, une plainte avec constitution de partie civile.

Réponse

Risquez-vous une dénonciation calomnieuse si l’auteur n’est pas poursuivi ?

Non, un classement sans suite ou une relaxe ne suffit pas : la dénonciation calomnieuse suppose que vous saviez que le fait dénoncé était totalement ou partiellement inexact au moment où vous l’avez signalé à la police, au procureur ou à l’employeur (article 226-10 du Code pénal). Elle est punie de cinq ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende.

La fausseté du fait n’est automatique que si une décision définitive d’acquittement, de relaxe ou de non-lieu déclare que le fait n’a pas été commis ou n’est pas imputable à la personne. Dans tous les autres cas, notamment un classement faute de preuve, le tribunal saisi contre le plaignant apprécie lui-même la pertinence des accusations (article 226-10, alinéas 2 et 3).

Décrivez donc ce que vous avez vu, lu ou entendu, sans exagérer ni affirmer ce que vous supposez. Joignez les messages tels qu’ils sont, sans les recadrer ni les modifier.

Code pénal : article 226-10

Réponse

Quelle différence entre dénonciation calomnieuse et diffamation ?

La dénonciation calomnieuse vise une accusation que l’on sait fausse, adressée à une autorité qui peut sanctionner (police, procureur, employeur), alors que la diffamation est l’imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur d’une personne, adressée à un public (article 29 de la loi du 29 juillet 1881).

Les peines et les délais diffèrent fortement. La dénonciation calomnieuse est un délit puni de cinq ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende (article 226-10 du Code pénal), prescrit par six ans (article 8 du Code de procédure pénale). La diffamation publique envers un particulier est punie d’une amende de 12 000 € (article 32 de la loi de 1881) et se prescrit par trois mois seulement (article 65).

Une plainte déposée de bonne foi n’est ni l’une ni l’autre : elle est adressée à l’autorité compétente, pas au public, et le plaignant croit à ce qu’il rapporte. Évitez en revanche de publier vos accusations sur les réseaux sociaux avant toute décision.

Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse : article 29Code pénal : article 226-10Code de procédure pénale : article 8Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse : article 32Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse : article 65

Le texte

Que dit l’article 222-17 du Code pénal ?

La menace de commettre un crime ou un délit contre les personnes dont la tentative est punissable est punie de six mois d'emprisonnement et de 7 500 euros d'amende lorsqu'elle est, soit réitérée, soit matérialisée par un écrit, une image ou tout autre objet.

La peine est portée à trois ans d'emprisonnement et à 45 000 euros d'amende s'il s'agit d'une menace de mort.

Code pénal, art. 222-17En vigueur depuis le 1er janvier 2002Lire sur Légifrance

En clair : Une menace de crime ou de délit contre une personne n’est punie par ce texte que si elle est répétée ou laissée par écrit, image ou objet. Un seul SMS suffit donc. La peine passe de six mois à trois ans quand c’est une menace de mort.

Une menace dite une seule fois à l’oral relève de l’article 222-18 si elle s’accompagne d’une condition, et sinon d’aucun de ces deux textes.

Questions fréquentes

Quelles questions reviennent le plus souvent sur une plainte pour menaces ?

Peut-on refuser ma plainte pour menaces parce que je n’ai pas de preuve ?

Non, la police ou la gendarmerie ne peut pas refuser une plainte pour menaces au motif que vous n’avez pas de preuve : les officiers et agents de police judiciaire sont tenus de recevoir les plaintes des victimes (article 15-3 du Code de procédure pénale). Les preuves comptent ensuite pour la décision du procureur. Si l’accueil refuse, écrivez directement au procureur de la République.

Code de procédure pénale : article 15-3Porter plainte (fiche F1435)

Les menaces d’un ex-conjoint sont-elles punies plus sévèrement ?

Oui, les menaces d’un conjoint, concubin ou partenaire de PACS sont punies plus sévèrement : de trois à sept ans d’emprisonnement selon la menace (article 222-18-3 du Code pénal). L’aggravation vaut aussi pour un ancien partenaire quand les menaces sont liées à la relation passée (article 132-80). Une telle plainte doit être reçue par un officier ou agent de police judiciaire (article 15-3 du Code de procédure pénale).

Code pénal : article 222-18-3Code pénal : article 132-80Code de procédure pénale : article 15-3

L’auteur des menaces me pousse à retirer ma plainte : que risque-t-il ?

La personne qui vous menace ou vous intimide pour vous empêcher de porter plainte, ou pour vous faire retirer votre plainte, commet un délit distinct puni de trois ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende (article 434-5 du Code pénal). Signalez ces pressions à l’enquêteur ou par un complément de plainte, avec les messages reçus.

Code pénal : article 434-5

Menacer un enseignant ou un soignant : quelle peine ?

Menacer un enseignant, un membre du personnel d’une école, un professionnel de santé, un élu ou un policier dans l’exercice de ses fonctions est puni de trois ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende, et de cinq ans et 75 000 € pour une menace de mort (article 433-3 du Code pénal), si l’auteur connaissait la qualité de la victime.

Code pénal : article 433-3

Puis-je porter plainte avec un interprète si je ne parle pas bien français ?

Oui, une victime qui ne comprend pas le français a droit à un interprète et à la traduction des informations indispensables à l’exercice de ses droits lors du dépôt de plainte (article 10-2, 7°, du Code de procédure pénale). Demandez-le dès l’accueil. Vous pouvez aussi être accompagné par une personne majeure de votre choix (article 10-2, 8°).

Code de procédure pénale : article 10-2

Sources

Sur quels textes repose cette fiche sur les menaces ?

  1. Code pénal : article 222-17République française / DILA : Légifrance
  2. Code pénal : article 222-18République française / DILA : Légifrance
  3. Code pénal : article 433-3République française / DILA : Légifrance
  4. Code pénal : article 434-5République française / DILA : Légifrance
  5. Code pénal : article R623-1République française / DILA : Légifrance
  6. Code pénal : article 131-13République française / DILA : Légifrance
  7. Code de procédure pénale : article 15-3République française / DILA : Légifrance
  8. Porter plainte (fiche F1435)République française / DILA : Service-Public.fr
  9. Code de procédure pénale : article 40-1République française / DILA : Légifrance
  10. Code de procédure pénale : article 40-3République française / DILA : Légifrance
  11. Code de procédure pénale : article 85République française / DILA : Légifrance
  12. Code de procédure pénale : article 8République française / DILA : Légifrance
  13. Code de procédure pénale : article 9République française / DILA : Légifrance
  14. Code pénal : article 226-10République française / DILA : Légifrance
  15. Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse : article 29République française / DILA : Légifrance
  16. Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse : article 32République française / DILA : Légifrance
  17. Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse : article 65République française / DILA : Légifrance
  18. Code pénal : article 222-18-3République française / DILA : Légifrance
  19. Code pénal : article 132-80République française / DILA : Légifrance
  20. Code de procédure pénale : article 10-2République française / DILA : Légifrance

Dernier contrôle des textes cités : 30 octobre 2026