La gazetteChômage · 1er septembre 2026
Calcul du chômage en 2026 : l’ARE, sa durée, la dégressivité et le plafond de la rupture conventionnelle
L’allocation chômage brute est, par jour, le plus élevé de 40,4 % du salaire journalier de référence plus 13,18 € et de 57 %, entre 32,13 € et 75 % du salaire, 300,21 € au plus ; elle est versée sur 30 jours par mois. En métropole, régime ordinaire : coefficient de durée 0,75, avec 548 jours au plus avant 55 ans ; après une rupture conventionnelle finissant depuis le 1er septembre 2026, elle est plafonnée à 456 jours.
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Parlons de votre situation
Indiquez votre salaire brut, votre âge, vos mois d’emploi, le motif et la date de fin de votre contrat.
Exemples de questions
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Combien toucherez-vous d’allocation chômage, et combien de temps ?
Pour un emploi continu à temps plein en métropole et un profil ordinaire non saisonnier avec un droit ARE ouvert dans les 20 dernières années, indiquez le salaire brut mensuel, l’âge, les mois d’emploi et la fin du contrat : la gazette estime l’allocation et applique le plafond du 1er septembre 2026. L’exemple : 3 000 € par mois, moins de 55 ans, 24 mois, une rupture conventionnelle finissant le 31 octobre 2026.
Exemple fictif · gazette de votre allocation
1 686,60 € brut par mois pendant 456 jours au plus, plafond de la rupture conventionnelle.
- Salaire journalier de référence, estimé
- 98,63 €
- Allocation brute par jour
- 56,22 €
- Allocation brute par mois, 30 jours
- 1 686,60 €
- Durée maximale d’indemnisation
- 456 jours
Fin de contrat jusqu’au 31 août 2026
- Rupture conventionnelle : durée ordinaire, 548 jours au plus avant 55 ans
- Allocation : 40,4 % du salaire + 13,18 €, ou 57 %
- Dégressivité dès le 183e jour avant 55 ans
Fin de contrat depuis le 1er septembre 2026
- Rupture conventionnelle : 456 jours au plus avant 55 ans, 624 ensuite
- Montants inchangés, pas de revalorisation au 1er juillet 2026
- Prolongation possible à partir de 55 ans
Dispositions applicables
Au vu de votre situation, du Code du travail et des règles de l’assurance chômage :
- Salaire journalier de référence estimé : 3 000,00 € × 12 ÷ 365 = 98,63 €, pour un emploi continu à temps plein ; France Travail le calcule sur vos salaires réels.
- Allocation : le plus élevé de 40,4 % du salaire journalier + 13,18 € (53,03 €) et de 57 % (56,22 €), entre 32,13 € et 75 % du salaire journalier, 300,21 € au plus : 56,22 € brut par jour (Unédic).
- Paiement : 30 allocations par mois depuis le 1er avril 2025, soit 1 686,60 € brut, moins les jours de reprise d’activité ou de maladie (France Travail).
- Allocation inférieure à 92,57 € par jour : pas de dégressivité (France Travail).
- Durée du profil ordinaire en métropole : 730 jours d’emploi × 0,75, soit 548 jours, entre 182 jours et le plafond de 548 jours à votre âge (France Travail).
- Rupture conventionnelle et fin de contrat à compter du 1er septembre 2026 : durée plafonnée à 456 jours (avenant n° 2 du 10 avril 2026 ; article L5422-2 du Code du travail).
- Montants inchangés depuis 2025 : l’Unédic n’a pas revalorisé les allocations au 1er juillet 2026.
Périmètre : emploi continu à temps plein en métropole, non saisonnier, avec un droit ARE ouvert dans les 20 dernières années. Ce calcul n’établit pas l’éligibilité. Les droits saisonniers et, pour une fin de contrat depuis le 1er avril 2026, l’absence d’ouverture dans les 20 dernières années peuvent avoir un minimum de 152 jours ; les règles outre-mer diffèrent. France Travail détermine vos droits réels (fiche durée).
Comment se calcule le montant de l’ARE ?
À partir du salaire journalier de référence, calculé sur les salaires de la période de référence, l’allocation brute journalière est le plus élevé de 40,4 % de ce salaire plus 13,18 € et de 57 % de ce salaire. Elle ne peut être inférieure à 32,13 €, sauf si ce minimum dépasse 75 % du salaire journalier, ni dépasser 75 % de ce salaire et 300,21 € par jour (Unédic).
Depuis le 1er avril 2025, le paiement mensuel correspond à 30 allocations, quel que soit le nombre de jours du mois, moins les jours de reprise d’activité ou de maladie (France Travail). Le droit suppose d’être apte au travail, de chercher un emploi et d’avoir perdu son emploi dans un cas prévu par la loi (article L5422-1 du Code du travail).
Sources : Unédic, montant de l’allocation · France Travail, 1er avril 2025 · Code du travail L5422-1

Combien de temps dure l’indemnisation ?
La durée est calculée sur les jours d’emploi de la période de référence, les jours non travaillés étant limités, puis multipliée par 0,75 ; le minimum ordinaire est de 182 jours calendaires. Il est de 152 jours pour un droit ouvert au titre de contrats saisonniers, ou sans droit ouvert dans les 20 dernières années si la fin de contrat intervient depuis le 1er avril 2026. Elle est plafonnée à 548 jours avant 55 ans, 685 jours à 55 ou 56 ans et 822 jours à partir de 57 ans, ou 730, 913 et 1 095 jours avec un complément de fin de formation ou de fin de droits (France Travail).
Le coefficient de 0,75 ne s’applique pas aux résidents de la Réunion, de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Martinique, de Saint-Pierre-et-Miquelon, de Saint-Barthélemy ou de Saint-Martin à la date d’examen de l’ouverture des droits ; Mayotte relève de règles distinctes. Ces durées tiennent compte de l’âge et de l’activité passée, et peuvent désormais tenir compte d’une rupture conventionnelle (article L5422-2 du Code du travail).
Sources : France Travail, durée · Code du travail L5422-2
Qu’est-ce qui change après une rupture conventionnelle ?
La rupture conventionnelle ouvre droit à l’allocation (article L5422-1, 2°). Pour une fin de contrat à compter du 1er septembre 2026, la durée maximale est de 456 jours avant 55 ans et de 624 jours à partir de 55 ans, ou 608 et 913 jours pour un allocataire résidant en outre-mer, hors Mayotte (avenant n° 2 du 10 avril 2026).
À partir de 55 ans, l’allocataire peut demander une prolongation, accordée au vu de ses démarches effectives de retour à l’emploi (avenant n° 2). Une démission légitime ou un licenciement gardent la durée ordinaire.
Sources : Code du travail L5422-1 · Unédic, avenant n° 2 · Arrêté du 19 juin 2026
Quand l’allocation baisse-t-elle ?
La dégressivité vise les allocataires de moins de 55 ans dont l’allocation dépasse 92,57 € par jour, soit un salaire journalier de référence supérieur à 162,40 €, environ 4 939,67 € par mois. À partir du 183e jour, l’allocation baisse de 30 % au plus, sans descendre sous 92,57 € par jour, soit 2 777,10 € par mois (France Travail).
Certaines périodes de formation retardent l’application de la dégressivité (France Travail).
Source : France Travail, dégressivité
Qu’est-ce qui a changé pour l’assurance chômage depuis 2025 ?
La convention de 2024, ses ajustements et le plafond de la rupture conventionnelle.
La convention d’assurance chômage du 15 novembre 2024, agréée par l’arrêté du 19 décembre 2024, entre en application (article L5422-20 du Code du travail).
Sources : Arrêté du 19 décembre 2024 · Code du travail L5422-20
L’allocation est versée sur 30 jours chaque mois, quel que soit le mois ; les seuils d’âge des durées passent à 55 et 57 ans, et la dégressivité ne vise plus que les moins de 55 ans (France Travail).
Sources : France Travail, 1er avril 2025 · France Travail, dégressivité
La loi permet que la durée d’indemnisation tienne compte d’une rupture conventionnelle (article L5422-2 du Code du travail).
Sources : Code du travail L5422-2 · Code du travail L5422-1
Pas de revalorisation : faute de majorité au conseil d’administration de l’Unédic, la partie fixe reste à 13,18 € et le minimum à 32,13 € par jour (Unédic).
Source : Unédic, juillet 2026
Après une rupture conventionnelle individuelle, la durée maximale passe à 456 jours avant 55 ans et 624 jours ensuite, 608 et 913 jours outre-mer, hors Mayotte, pour les fins de contrat à compter de cette date (avenant n° 2 du 10 avril 2026, arrêté du 19 juin 2026).
Sources : Unédic, avenant n° 2 · Arrêté du 19 juin 2026
Quels chiffres de l’assurance chômage en 2026 ?
Montants et plafonds ordinaires en métropole au 26 septembre 2026 ; exceptions de durée indiquées ci-dessous.
| Élément | Règle | Valeur |
|---|---|---|
| Formule A | 40,4 % du salaire journalier de référence, plus une partie fixe | 13,18 € de partie fixe |
| Formule B | 57 % du salaire journalier de référence | La plus élevée des deux formules |
| Minimum | Sauf si 75 % du salaire journalier est inférieur | 32,13 € par jour |
| Maximum | 75 % du salaire journalier, et un plafond | 300,21 € par jour |
| Paiement | Chaque mois, quel que soit le mois | 30 allocations |
| Durée minimale | Régime ordinaire ; saisonniers ou sans droit ouvert depuis 20 ans avec fin de contrat depuis le 1er avril 2026 | 182 jours ; 152 jours dans ces exceptions |
| Durée maximale, moins de 55 ans | Hors complément de fin de formation ou de droits | 548 jours |
| Durée maximale, 55 ou 56 ans | Hors complément de fin de formation ou de droits | 685 jours |
| Durée maximale, 57 ans et plus | Hors complément de fin de formation ou de droits | 822 jours |
| Rupture conventionnelle, moins de 55 ans | Fin de contrat depuis le 1er septembre 2026 | 456 jours |
| Rupture conventionnelle, 55 ans et plus | Fin de contrat depuis le 1er septembre 2026 | 624 jours |
| Dégressivité | Moins de 55 ans, dès le 183e jour | 30 % au plus, plancher de 92,57 € |
Montants bruts et plafonds ordinaires de métropole, maintenus au 1er juillet 2026 faute de revalorisation ; les sept territoires listés dans la réponse sur la durée n’appliquent pas le coefficient de 0,75 ; à Mayotte, l’allocation minimale est de 16,05 € par jour (Unédic).
Sources : Unédic, montant de l’allocation · Unédic, juillet 2026 · France Travail, 1er avril 2025 · France Travail, durée · Unédic, avenant n° 2 · France Travail, dégressivité
Que dit l’article L5422-2 du Code du travail ?
Le texte qui permet, depuis le 13 juin 2026, une durée propre à la rupture conventionnelle.
L’allocation d’assurance est accordée pour des durées limitées qui tiennent compte de l’âge des intéressés et de leurs conditions d’activité professionnelle antérieure. Ces durées peuvent également tenir compte, le cas échéant, du suivi d’une formation par les intéressés ou de ce que les intéressés relèvent du 2° du I de l’article L. 5422-1. Elles ne peuvent être inférieures aux durées déterminées par décret en Conseil d’État.
Le 2° du I de l’article L5422-1 vise la rupture conventionnelle ; l’avenant n° 2 du 10 avril 2026 en fixe les durées maximales.
Que se demandent les demandeurs d’emploi sur leur allocation ?
L’allocation chômage a-t-elle augmenté au 1er juillet 2026 ?
Non : aucune majorité n’a été réunie au conseil d’administration de l’Unédic, et les montants de 2025 sont maintenus, dont la partie fixe de 13,18 € et le minimum de 32,13 € par jour (Unédic).
Combien d’allocations sont versées chaque mois ?
30, quel que soit le nombre de jours du mois, depuis le 1er avril 2025, moins les jours de reprise d’activité ou de maladie (France Travail).
Quel est le maximum de l’allocation chômage ?
300,21 € brut par jour, et jamais plus de 75 % du salaire journalier de référence (Unédic).
Une rupture conventionnelle signée en août 2026 est-elle plafonnée à 456 jours ?
Le plafond vise les fins de contrat à compter du 1er septembre 2026 : c’est la date de fin du contrat qui compte, non celle de la signature (avenant n° 2 du 10 avril 2026).
La démission ouvre-t-elle droit au chômage ?
Seulement dans les cas de démission que les accords d’assurance chômage assimilent à une perte involontaire d’emploi (article L5422-1 du Code du travail).
Sur quels textes et quelles règles s’appuie cette gazette ?
- Code du travail, article L5422-1 (droit à l’allocation d’assurance)Légifrance
- Code du travail, article L5422-2 (durées d’indemnisation)Légifrance
- Code du travail, article L5422-20 (accords d’assurance chômage)Légifrance
- Arrêté du 19 décembre 2024 portant agrément de la convention du 15 novembre 2024 relative à l’assurance chômageLégifrance, Journal officiel
- Arrêté du 19 juin 2026 portant agrément de l’avenant n° 2 du 10 avril 2026Légifrance, Journal officiel
- Quel sera le montant de mon allocation chômage ?Unédic
- Allocations d’assurance chômage : pas de revalorisation au 1er juillet 2026Unédic
- Agrément de l’avenant n° 2 à la convention d’assurance chômage de 2024, avec le texte de l’avenantUnédic
- La dégressivité des allocationsFrance Travail
- Comment est déterminée la durée de l’indemnisationFrance Travail
- Nouvelle convention d’assurance chômage : ce qui change au 1er avril 2025France Travail
Dernier contrôle des textes cités : 26 septembre 2026