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Données AlphaDeep · édition 1 · mai – août 2026

Ce que les gens demandent vraiment à une IA juridique

Sur 90 jours, 175 personnes ont posé 988 questions juridiques à Julie. Le droit du travail domine largement (44 % des utilisateurs), devant l’immigration (22 %) et la consommation (21 %). 45 % des utilisateurs arrivent avec un document en main — courrier reçu, contrat, décision — et une question se traite en 4,3 échanges en moyenne : le droit est un dialogue, pas une FAQ. Ces chiffres décrivent les utilisateurs d’AlphaDeep, pas la population française ; la méthodologie complète est publiée en bas de page.

Julie · IA juridique
  • Sources officielles citées
  • 3 questions gratuites
  • Sans carte bancaire

Vérifié au 26/08/2026 · sources Légifrance et service-public.fr · information juridique générale, pas une consultation

Les domaines, en part d’utilisateurs concernés

Part des 175 utilisateurs de la période ayant posé au moins une question dans chaque domaine (classification automatique par mots-clés, revue par échantillonnage ; une même personne peut apparaître dans plusieurs domaines — le total dépasse 100 %).

Travail et emploi44 %
Immigration et séjour22 %
Consommation et achats21 %
Logement13 %
CAF, CPAM, social10 %
Famille9 %
Succession6 %
Routier et pénal3 %

n = 175 utilisateurs distincts, 988 questions, du 27 mai au 25 août 2026. Marge d’erreur de l’ordre de ±7 points : les pourcentages sont arrondis à l’entier et aucune sous-catégorie n’est publiée sous n = 30.

45 %arrivent avec un document en mainCourrier reçu, contrat, décision, mise en demeure : près d’un utilisateur sur deux ne pose pas une question abstraite — il fait vérifier ou produire un document précis.
4,3échanges par conversation en moyenneUne question juridique réelle ne se règle presque jamais en une réponse : les faits se précisent, les pièces s’ajoutent, la stratégie s’affine.
988questions sur 90 joursPosées par 175 personnes — particuliers en majorité, avec une part croissante de professionnels (indépendants, agents publics, petites structures).
23 %de questions posées dans une autre langueRusse, anglais, espagnol, suédois : des personnes étrangères traitent leurs problèmes de droit français dans leur propre langue.

Citer ces données : AlphaDeep, Observatoire des questions juridiques, édition 1 (mai–août 2026), alphadeep.fr/observatoire-questions-juridiques — reproduction libre avec lien. Prochaine édition : trimestre suivant.

Nos données face aux statistiques publiques

La justice mesure les contentieux engagés et, depuis peu, le non-recours ; notre observatoire montre le contenu de la demande quand elle passe par une IA — avant tout tribunal.

Sources publiques de référence, à lire en regard de nos données d’usage.
Ce que mesure la sourceEnseignement cléSource, année
Expérience et non-recours à la justice civile (25 000 adultes)Première mesure officielle du non-recours : une part importante des litiges civils ne rencontre jamais la justiceMinistère de la Justice, enquête Justice en France 2024 (Infostat n° 204, oct. 2025)
Accès au droit déclaréL’avocat reste le premier réflexe déclaré, mais le coût est le frein n° 1CNB / Odoxa, baromètre des droits, 4e édition, déc. 2024
Volumes de contentieux par matièreLes prud’hommes reculent depuis dix ans alors que le travail domine notre demande : une partie du contentieux potentiel ne se transforme plusRéférences statistiques justice, éd. 2024-2026
Litiges consommateurs engagés (mises en demeure, injonctions)Le format « données de plateforme » existe déjà côté litiges — pas côté questionsLitige.fr, baromètre des litiges

Méthodologie

Comment ces chiffres sont construits — et ce qu’ils ne disent pas

Périmètre

Ce que nous comptons

Toutes les questions posées à Julie du 27 mai au 25 août 2026 : 988 questions, 175 utilisateurs distincts, 227 conversations. Classification par domaine automatique (mots-clés), revue par échantillonnage. Les pourcentages par domaine sont calculés par utilisateur, en multi-appartenance.

Vie privée

Aucune donnée individuelle

Uniquement des agrégats : aucun verbatim, aucun nom, aucune situation individuelle n’est publié ni consultable. Les pourcentages sont arrondis à l’entier et aucune sous-catégorie n’est publiée en dessous de 30 utilisateurs.

Limites

Ce que ces chiffres ne prouvent pas

L’échantillon est fait des utilisateurs d’un produit : il se sélectionne lui-même, et notre visibilité (recherche Google, IA) sur certains sujets pèse sur le mélange. Ces chiffres décrivent la demande adressée à AlphaDeep, pas la population française. À notre connaissance, aucune donnée publique n’existe en France sur les questions posées à une IA juridique — nous avons cherché baromètres legaltech, données Doctrine et Justifit, baromètres consommateurs.

Contexte public

Pourquoi tant de gens ne consultent jamais : ce que disent les sources officielles

  • Le coût d’abord : la consultation d’avocat se paie à l’acte, et le baromètre CNB/Odoxa (déc. 2024) place le coût en tête des freins déclarés à l’accès au droit. L’aide juridictionnelle existe (plafonds 2026 : 12 957 € pour l’aide totale, 19 433 € pour la partielle) mais reste sous-utilisée.
  • La complexité ensuite : savoir si l’on a « un vrai dossier », quel délai s’applique, à qui écrire — c’est la question préalable que les gens posent à une IA avant de mobiliser un professionnel.
  • Les alternatives gratuites sont réelles et méconnues : points-justice et maisons de justice et du droit, permanences d’avocats des barreaux, conciliateurs de justice, médiateurs sectoriels gratuits, et le 3039, numéro national de l’accès au droit.
  • Une IA juridique fiable n’est ni un avocat ni un juge : Julie cite ses sources (Légifrance, jurisprudence) pour que chaque réponse soit vérifiable, et les limites de l’exercice sont documentées publiquement — c’est la condition pour que l’outil serve l’accès au droit au lieu de le brouiller.

Lecture

Trois écarts qui racontent l’accès au droit en 2026

Premier écart : le droit du travail écrase notre demande (44 % des utilisateurs) alors que les saisines des prud’hommes reculent d’année en année dans les statistiques judiciaires. La demande de droit n’a pas disparu — elle s’est déplacée vers l’amont : comprendre sa situation, chiffrer ses droits, écrire le bon courrier, avant ou à la place du contentieux. C’est exactement la zone que l’enquête Justice en France 2024 vient de nommer : le non-recours.

Deuxième écart : près d’un utilisateur sur deux (45 %) arrive avec un document — un courrier de l’employeur, une décision de la CAF, une mise en demeure, un contrat. La question juridique réelle n’est presque jamais « que dit la loi ? » mais « que dois-je faire de CE papier ? ». C’est un chiffre qu’aucune enquête publique ne mesure, et il change la conception même de l’aide juridique utile.

Troisième écart : 23 % des questions sont posées dans une autre langue que le français, très loin devant la part des étrangers dans la population. Les personnes qui affrontent le droit français dans une langue qui n’est pas la leur — titres de séjour, travail, logement — sont surreprésentées dans la demande d’aide, et l’immigration est notre deuxième domaine (22 % des utilisateurs) alors qu’elle reste un angle mort de l’offre d’information juridique grand public.

Les textes cités

Questions fréquentes

Sur notre période d’observation (mai–août 2026, 988 questions, 175 utilisateurs), le droit du travail arrive largement en tête — 44 % des utilisateurs —, devant l’immigration et le séjour (22 %), la consommation (21 %), le logement (13 %) et les prestations sociales CAF/CPAM (10 %). Et près d’une personne sur deux arrive avec un document à faire vérifier ou à produire, pas avec une question abstraite.
Non, et nous ne le prétendons pas : ils décrivent les utilisateurs d’AlphaDeep sur 90 jours — un échantillon auto-sélectionné, influencé par notre visibilité sur certains sujets. Leur valeur est ailleurs : c’est, à notre connaissance, la seule mesure publique du contenu des questions posées à une IA juridique en France, à lire en regard des enquêtes officielles (Justice en France 2024, baromètre CNB/Odoxa).
Parce que c’est le droit du quotidien qui se dégrade le plus vite en situation asymétrique : licenciement, arrêt maladie, heures impayées, rupture — des situations où l’employeur a un service RH et le salarié, personne. Le paradoxe est documenté : la demande explose en amont pendant que les saisines des prud’hommes reculent dans les statistiques judiciaires. La question n’est plus seulement « attaquer », mais « comprendre, chiffrer, répondre au bon courrier ».
Le fait de ne pas faire valoir un droit que l’on détient — par ignorance, par coût, par découragement ou par peur. L’enquête Justice en France 2024 (25 000 adultes, Infostat Justice n° 204, octobre 2025) en donne la première mesure officielle côté justice civile. Nos données montrent l’autre versant : une partie de cette demande « perdue » s’exprime désormais ailleurs, notamment auprès des IA juridiques.
Avec un document, dans 45 % des cas : courrier de l’employeur ou du bailleur, décision CAF ou CPAM, mise en demeure, contrat, jugement. L’aide juridique réellement demandée est concrète — vérifier, décoder, répondre, produire la bonne lettre — et c’est un chiffre qu’aucune enquête publique ne mesure aujourd’hui.
Rarement : 4,3 échanges par conversation en moyenne chez nos utilisateurs. Le droit se pratique en dialogue — les faits se précisent, les pièces s’ajoutent, les délais se vérifient, le courrier se corrige. C’est aussi pour cela que les réponses uniques des moteurs de recherche laissent tant de monde à mi-chemin.
À une condition non négociable : qu’elle cite ses sources et permette la vérification. Julie s’appuie sur Légifrance et la jurisprudence, indique ses références article par article, et ses limites sont documentées publiquement — une IA ne remplace ni un avocat pour une consultation individualisée ni un juge. La fiabilité se prouve, elle ne se déclare pas.
Le 3039 (numéro national de l’accès au droit), les points-justice et maisons de justice et du droit, les permanences gratuites d’avocats organisées par les barreaux, les conciliateurs de justice pour les litiges du quotidien, et les médiateurs sectoriels (énergie, assurance, consommation), tous gratuits pour le particulier. L’aide juridictionnelle peut ensuite financer un avocat sous conditions de ressources.
Oui : l’observatoire est trimestriel. Chaque édition conserve la même méthodologie (fenêtre de 90 jours, dénominateurs par utilisateur distinct, agrégats arrondis, aucune sous-coupe sous n = 30) pour que les évolutions soient comparables. Les données sont librement citables avec lien vers cette page.

Comment cette page a été produite

Corpus consulté
Données d’usage agrégées AlphaDeep (27 mai – 25 août 2026, n = 175 utilisateurs distincts, 988 questions ; agrégats anonymes exclusivement) ; sources publiques : ministère de la Justice (Infostat n° 204, RSJ), CNB/Odoxa, IFOP
Méthode
Classification automatique des questions par domaine (mots-clés), revue par échantillonnage ; dénominateurs par utilisateur distinct, multi-appartenance ; pourcentages arrondis à l’entier, aucune sous-catégorie publiée sous n = 30 ; aucun verbatim ni donnée individuelle.
Responsabilité éditoriale
Responsable de la publication : AlphaDeep
Dernière vérification
26/08/2026

Une erreur, un chiffre périmé ? Signalez-la — les corrections sont datées sur la page.

Sources officielles

Votre question fait partie des suivantes.

Travail, séjour, consommation, logement, CAF : posez votre question avec vos dates et vos documents — Julie répond avec les textes, les délais et les démarches, sources à l’appui. Trois questions offertes pour commencer.

Poser ma questionVoir les formules

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Information juridique générale, à jour au 2026-08-26, fondée sur des sources officielles (Légifrance, service-public.fr). Elle ne constitue pas un conseil juridique personnalisé et ne remplace pas l’avis d’un avocat. Le droit évolue : vérifiez toujours la date de dernière mise à jour.