Vos droits · vérifier une situation
Est-ce légal ? Est-ce normal ? Décrivez ce qui vous arrive
La réponse dépend de ce qui vous arrive exactement : de ce qui est écrit dans votre contrat ou votre bail, de ce qui vous a été dit, à quelle date et par qui. Racontez la situation avec vos mots, sans chercher le terme juridique. Julie répond par un verdict clair et montre l’article qui le fonde. Plus bas, vingt situations déjà tranchées, datées.
Vérifié au 08/08/2026 · sources Légifrance et service-public.fr · information juridique générale, pas une consultation
Vingt situations, vingt verdicts
Chaque carte annonce d’abord le verdict, ensuite l’explication, et enfin le texte qui la fonde. Vous pouvez les balayer en cinq secondes, puis filtrer par domaine. Quand la réponse est « ça dépend », la carte dit ce qui fait basculer : un « ça dépend » sans charnière ne sert à personne.
« Mon patron change mes horaires du jour au lendemain. »
L’aménagement des horaires relève en principe du pouvoir de direction : c’est un simple changement des conditions de travail, et il s’impose. Mais si la durée du travail est inscrite dans votre contrat, ou si le changement touche un élément essentiel, c’est une modification du contrat : elle se propose, elle ne s’impose pas. Ce qui fait basculer : ce qui est écrit dans votre contrat.
service-public.gouv.fr F2339 (maj 13/06/2024) · art. L1222-6 C. trav.
« On veut baisser mon salaire sans me demander mon avis. »
La rémunération est un élément essentiel du contrat de travail. Elle ne peut pas être modifiée unilatéralement : votre accord est nécessaire, et le refus d’une modification du contrat n’est pas en lui-même une faute. Même logique pour la qualification et pour la durée du travail inscrite au contrat.
service-public.gouv.fr F2339 (maj 13/06/2024)
« Ce qu’on me demande ne rentre dans aucune case. »
Deux règles générales servent de filet quand aucun texte précis ne colle. Toute restriction apportée à vos droits et à vos libertés doit être justifiée par la nature de la tâche à accomplir et proportionnée au but recherché. Et le contrat de travail s’exécute de bonne foi. Ce qui fait basculer : la proportion entre ce qu’on vous demande et ce que le poste exige réellement.
art. L1121-1 et L1222-1 C. trav. · en vigueur depuis le 01/05/2008
« Mon poste est dangereux, ai-je le droit de m’arrêter ? »
Oui. Si vous avez un motif raisonnable de penser que votre situation de travail présente un danger grave et imminent pour votre vie ou votre santé, vous alertez immédiatement l’employeur et vous pouvez vous retirer. Tant que ce danger persiste, l’employeur ne peut pas vous demander de reprendre votre activité. C’est le droit de retrait.
art. L4131-1 C. trav. · en vigueur depuis le 01/05/2008
« Il y a une caméra dont personne ne nous a parlé. »
Aucune information vous concernant personnellement ne peut être collectée par un dispositif qui ne vous a pas été porté préalablement à votre connaissance. Une caméra, un logiciel de surveillance ou un mouchard installé sans information préalable est irrégulier comme moyen de collecte. La CNIL détaille l’application aux caméras, aux traceurs et à l’accès aux messageries.
art. L1222-4 C. trav. · doctrine CNIL, contrôle de l’activité des personnes employées
« On me réclame ma carte Vitale, un justificatif de domicile, mon casier. »
Le test s’applique document par document, jamais en bloc. Les informations demandées ne peuvent avoir pour finalité que d’apprécier votre capacité à occuper l’emploi ou vos aptitudes professionnelles, et elles doivent présenter un lien direct et nécessaire avec l’emploi. Ce qui fait basculer : le lien entre le document réclamé et le poste occupé.
art. L1221-6 C. trav. · CNIL, extrait de casier judiciaire
« On me demande de rentrer pendant mes congés payés. »
L’employeur ne peut pas, en principe, imposer le retour d’un salarié en congés payés. Seules des circonstances exceptionnelles, justifiées et respectant les conditions de votre convention collective, le permettent. Vous pouvez alors prétendre au remboursement de vos frais de déplacement et à des jours de congé supplémentaires. Seul un juge peut dire si le rappel était justifié.
service-public.gouv.fr F12791 (maj 20/02/2026) · art. L3141-1 et s. C. trav.
« On me fait travailler plus de six jours d’affilée. »
Le texte interdit de faire travailler un même salarié plus de six jours par semaine. Depuis le 13 novembre 2025, la Cour de cassation dit que « semaine » désigne la semaine civile, du lundi 0 heure au dimanche 24 heures. Ce qui fait basculer : si vos jours travaillés sont à cheval sur deux semaines civiles et que chacune comporte son repos, la série peut être licite.
art. L3132-1 C. trav. · Cass. soc., 13 novembre 2025, n° 24-10.733, publié au bulletin
« Mon chef me rabaisse devant tout le monde, tous les jours. »
Aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale, ou de compromettre son avenir professionnel. Le mot qui compte est « répétés » : datez chaque fait, un par un.
art. L1152-1 C. trav. · en vigueur depuis le 01/05/2008
« On m’oblige à travailler le 15 août. »
La liste des onze fêtes légales figure dans le code du travail, mais seul le 1er mai y est légalement férié et chômé pour tous. Le chômage des autres jours fériés dépend de la convention ou de l’accord applicable dans votre entreprise. Ce qui fait basculer : votre convention collective, pas le calendrier. En Alsace-Moselle, deux jours s’ajoutent.
art. L3133-1, L3133-4 et L3133-3-2 C. trav. · art. L3134-13 en Alsace-Moselle
« Mon proprio demande deux mois de caution pour un appartement vide. »
Pour un logement loué vide, le dépôt de garantie ne peut pas dépasser un mois de loyer en principal, hors charges. Le mot « caution » du langage courant désigne ici le dépôt de garantie : ce sont deux notions distinctes en droit, et c’est bien le dépôt de garantie qui est plafonné.
loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, art. 22 · en vigueur depuis le 27/03/2014
« Mon proprio garde mon dépôt de garantie depuis trois mois. »
Le dépôt se restitue dans un délai d’un mois à compter de la remise des clés si l’état des lieux de sortie est conforme à celui d’entrée, deux mois sinon. À défaut, la somme due est majorée de 10 % du loyer mensuel hors charges par mois de retard commencé. Ce qui fait basculer : la comparaison des deux états des lieux.
loi n° 89-462, art. 22 · service-public.gouv.fr F31269
« Mon bailleur compte mon préavis de meublé depuis la date de ma lettre. »
En meublé, le préavis du locataire est d’un mois, et il court à compter du jour où le bailleur reçoit le congé, pas du jour où vous l’avez posté. Quelques jours de décalage se paient en loyer. Gardez l’avis de réception : c’est cette date qui fixe le point de départ, et elle seule.
loi n° 89-462, art. 25-8 · service-public.gouv.fr F1168
« Mon proprio refuse mon préavis d’un mois. »
En location vide, le préavis du locataire est de trois mois, réduit à un mois dans les communes situées en zone tendue et dans plusieurs situations personnelles prévues par la loi. Ce qui fait basculer : la commune du logement, ou le motif que vous invoquez. Le congé doit mentionner l’adresse du logement et la demande de préavis réduit.
loi n° 89-462, art. 15 · service-public.gouv.fr F1168
« Une société de recouvrement me réclame une facture de 2021. »
L’action des professionnels pour les biens et les services fournis aux consommateurs se prescrit par deux ans. Passé ce délai, la réclamation peut continuer d’arriver dans votre boîte aux lettres, mais elle ne prospère plus en justice si la prescription est soulevée. Ce qui fait basculer : la date d’exigibilité de la créance, et ce que vous avez fait depuis.
art. L218-2 du code de la consommation
« J’ai payé 50 euros pour montrer ma bonne foi, on me dit que tout repart à zéro. »
La reconnaissance de la dette par le débiteur interrompt la prescription. Mais une reconnaissance partielle ne l’interrompt que pour la part reconnue. Ce qui fait basculer : ce que votre paiement ou votre courrier reconnaît exactement. Un acompte versé en contestant le surplus, écrit noir sur blanc, ne vaut pas aveu de la totalité.
art. 2240 du code civil · en vigueur depuis le 19/06/2008
« On m’écrit que sans réponse sous huit jours, je serai réputé d’accord. »
Le silence ne vaut pas acceptation, à moins qu’il n’en résulte de la loi, des usages, des relations d’affaires ou de circonstances particulières. Une lettre ne fabrique pas votre accord en se fixant à elle-même un délai. Répondez quand même, par écrit et daté : votre silence ne vous engage pas, mais il ne vous protège pas non plus.
art. 1120 du code civil
« La société de recouvrement ajoute ses frais à ma dette. »
Les frais de recouvrement engagés sans titre exécutoire restent à la charge du créancier, sauf s’ils correspondent à un acte dont l’accomplissement lui est prescrit par la loi, ou si le débiteur est de mauvaise foi. Autrement dit : tant qu’aucun juge n’a tranché, ces frais-là ne sont pas les vôtres.
art. L111-8 du code des procédures civiles d’exécution
« On m’oppose un délai de recours, mais la décision ne mentionnait rien. »
Devant le juge administratif, le délai de deux mois court à compter de la notification, mais il n’est opposable qu’à la condition d’avoir été mentionné, avec les voies de recours, dans cette notification. Ce qui fait basculer : ce qui figure au bas de votre courrier. Une notification muette ne fait pas courir le délai dans les conditions ordinaires.
art. R421-1 et R421-5 du code de justice administrative
« Mon délai tombe un dimanche, je suis fichu ? »
Non. En procédure civile, un délai expire le dernier jour à vingt-quatre heures, et s’il devait expirer un samedi, un dimanche, un jour férié ou un jour chômé, il est prorogé jusqu’au premier jour ouvrable suivant. Attention : cette règle est celle de la procédure civile. D’autres procédures ont la leur, à vérifier séparément.
art. 642 du code de procédure civile
La méthode
Comment savoir si quelque chose est légal : trois questions, dans cet ordre
Ces trois questions ne sont pas une astuce de rédaction. Ce sont les trois endroits où presque toutes les réponses trouvées en ligne se trompent, y compris quand elles citent le bon article.
- Quel texte s’applique à votre situation. Le code, une loi, un décret, et surtout votre convention collective : c’est elle qu’on oublie, et c’est souvent elle qui décide. Une réponse qui ignore votre convention collective peut être exacte en général et fausse chez vous.
- Existe-t-il une exception, une dérogation ou un accord plus favorable. En droit du travail, un accord peut prévoir mieux que le code, jamais moins bien sur les règles d’ordre public : c’est le principe de faveur. La hiérarchie des normes explique pourquoi « le code dit X » n’est pas toujours la fin de la réponse.
- La règle a-t-elle bougé récemment. C’est le piège le plus coûteux parce qu’il ne se voit pas : une page non datée qui disait vrai en 2023 peut dire faux en 2026. L’exemple est plus bas, il date du 13 novembre 2025.
Diagnostic
Les cinq raisons pour lesquelles on se trompe de réponse
Aucune de ces cinq erreurs ne vient d’un manque d’intelligence. Elles viennent toutes de la forme sous laquelle l’information juridique circule en français.
- On lit une page qui répond à la question de l’autre partie. Sur « l’employeur peut-il », les contenus les mieux sourcés sont souvent publiés pour les employeurs. La règle citée est juste, la conclusion qu’on en tire ne l’est pas pour vous.
- On oublie la convention collective. Elle peut prévoir mieux que le code, et sur beaucoup de sujets c’est elle qui tranche. Une réponse générale, par construction, ne la connaît pas.
- On cite un article qui n’existe plus. Exemple vérifiable : l’article L1161-1 du code du travail est abrogé depuis le 11 décembre 2016, et il continue d’être cité un peu partout comme s’il s’appliquait. Un numéro lu sur un courrier ou sur un site se vérifie.
- On confond « c’est interdit » et « c’est acquis ». Une clause illicite est réputée non écrite, mais rien ne se produit tant que personne ne le fait constater. Le droit ne s’applique pas tout seul.
- On lit une page non datée. Sur des questions de droit, l’absence de date est une information à part entière : elle signifie que personne ne s’engage sur la validité de ce qui est écrit.
Notre position
Cette page est écrite pour vous, pas pour l’autre partie
Sur ces questions, les pages les mieux documentées du web français ne sont pas écrites pour vous. Cherchez « mon employeur peut-il me surveiller » et vous tomberez sur des articles solides, sourcés, avec les numéros d’articles, publiés par des sites RH, des éditeurs de logiciels de paie et des cabinets qui conseillent les entreprises. Ce sont de bons textes. Ils répondent simplement à la question de l’autre partie : jusqu’où peut-elle aller.
Côté salarié ou côté locataire, il reste soit les fiches officielles, exactes mais abstraites, qui ne vous disent jamais de quel côté tombent vos faits, soit des pages sans un seul numéro d’article. Cette page fait l’inverse : elle part de votre situation, elle donne un verdict, et elle affiche le texte qui le fonde avec sa date.
Le corpus derrière la console : 674 000 articles de loi, 1,18 million de décisions et 35 280 circulaires en vigueur. Les circulaires sont ce qui manque partout ailleurs, et ce sont souvent elles qui tranchent les cas qui ne rentrent dans aucune case.
La preuve par une règle qui a bougé
Travailler six jours d’affilée : ce qui a changé le 13 novembre 2025
Ce que dit le texte : « Il est interdit de faire travailler un même salarié plus de six jours par semaine » (article L3132-1 du code du travail, en vigueur depuis le 1er mai 2008). Lu seul, ce texte a longtemps été compris comme une interdiction de dépasser six jours d’affilée.
Ce que la Cour de cassation a jugé : le 13 novembre 2025, la chambre sociale a retenu que la période de référence du repos hebdomadaire est la semaine civile, du lundi 0 heure au dimanche 24 heures, et que toute semaine civile doit comporter un repos de vingt-quatre heures consécutives auxquelles s’ajoutent les heures consécutives de repos quotidien. Pourvoi n° 24-10.733, publié au bulletin.
Ce que cela change concrètement : des jours travaillés en série peuvent dépasser six dès lors qu’ils sont à cheval sur deux semaines civiles et que chaque semaine civile comporte son repos. Votre convention collective ou un accord collectif peuvent prévoir des règles plus favorables, et ce sont elles qu’il faut lire avant de conclure quoi que ce soit pour votre planning.
Comment le vérifier vous-même : le texte intégral de l’arrêt est en ligne, et l’administration a republié la règle sur service-public.gouv.fr les 18 et 19 novembre 2025. Les deux liens sont dans les sources en bas de page. Si une page vous affirme le contraire sans porter de date, regardez la sienne avant de la croire.
Le compte à rebours
Les délais à ne pas rater
En droit du travail, deux ans pour agir sur l’exécution du contrat, à compter du jour où vous avez connu ou auriez dû connaître les faits, et douze mois pour agir sur la rupture, à compter de sa notification. Ces deux délais ne s’appliquent ni à la réparation d’un dommage corporel, ni aux actions en paiement du salaire, ni à la discrimination, ni au harcèlement moral ou sexuel (article L1471-1 du code du travail, en vigueur depuis le 1er avril 2018).
Les actions en paiement du salaire relèvent d’un délai distinct, que cette page ne chiffre volontairement pas : nous ne publions pas un nombre que nous n’avons pas relu dans sa version en vigueur. Si c’est votre sujet, posez-le dans la case en haut de page avec vos dates.
Côté procédure disciplinaire, une règle très concrète et très souvent ignorée : la lettre de licenciement ne peut pas être expédiée moins de deux jours ouvrables après la date prévue de l’entretien préalable (article L1232-6). Et lorsque la sanction est disciplinaire, elle ne peut pas intervenir plus d’un mois après le jour fixé pour cet entretien (article L1332-2). Un droit certain se perd sur une date bien plus souvent que sur un argument.
La suite
C’est illégal. Et maintenant ?
Écrire, dater, garder. Reprenez la demande par écrit, en une phrase neutre : « pour être sûr d’avoir bien compris, vous me demandez de… ». Une réponse écrite vaut mieux qu’un souvenir. Conservez les mails, les messages et les plannings avec leurs dates. Un fait daté vaut dix fois un fait raconté, et c’est vrai devant n’importe quelle juridiction.
Savoir qui saisir. L’inspection du travail, au sein de la DDETS, pour un manquement à la réglementation du travail. Le conseil de prud’hommes pour un litige avec votre employeur. La CNIL pour la surveillance et les données personnelles. Le juge des contentieux de la protection pour la plupart des litiges locatifs. Les coordonnées officielles de l’inspection du travail sont en sources.
Ne pas confondre agir et se plaindre. Signaler un manquement et faire reconnaître votre droit ne sont pas la même démarche, elles ne visent pas les mêmes personnes et elles n’ont pas les mêmes délais. Décidez laquelle vous engagez avant d’écrire la première ligne.
Hors périmètre
Ces questions-là, cette page ne peut pas y répondre à votre place
Enregistrer une conversation, filmer ou photographier quelqu’un, poser un traceur sur une voiture, ce qu’on a le droit d’installer sur son véhicule ou de détenir chez soi, et toute la matière familiale : garde des enfants, succession, indivision. Ces questions reviennent en boucle et elles ne se tranchent pas ici.
Elles se jouent sur le code pénal, sur le RGPD, sur le code civil, et presque toujours sur un détail de votre situation, comme le fait que vous participiez ou non à la conversation, ou l’usage que vous comptez faire de l’enregistrement. Nous ne publions pas de verdict sans avoir lu le texte applicable dans sa version en vigueur, et nous ne l’avons pas fait pour ces sujets.
Décrivez la vôtre dans la case en haut de page : la réponse arrivera avec le texte applicable et sa date, ce qui est exactement ce que cette page se refuse à faire de mémoire.
Limites
Ce que cette page ne peut pas vous dire
Elle ne connaît ni votre contrat, ni votre convention collective, ni votre bail, et ce sont eux qui décident dans la plupart des cas. Elle ne remplace pas un avocat, et elle ne juge pas : sur plusieurs des situations ci-dessus, la loi elle-même prévoit que seul un juge peut trancher.
Si l’enjeu est votre emploi, votre logement ou votre titre de séjour, faites relire votre dossier par un professionnel, et vérifiez d’abord si vous avez droit à l’aide juridictionnelle. Une consultation payée trop tard coûte toujours plus cher qu’une consultation payée à temps.
Enfin, une page datée n’est pas une page éternelle. Celle-ci porte sa date de vérification, et chaque verdict porte la sienne. Si l’une d’elles a plus de six mois sur un point qui vous engage, revérifiez sur le lien fourni avant d’agir.
Les textes cités
- Code du travail, article L1121-1 (Légifrance) — Aucune restriction aux droits et libertés qui ne soit justifiée par la nature de la tâche à accomplir et proportionnée au but recherché. En vigueur depuis le 01/05/2008.
- Code du travail, article L1222-1 (code.travail.gouv.fr) — Le contrat de travail est exécuté de bonne foi. Règle résiduelle quand aucun texte spécial ne colle. En vigueur depuis le 01/05/2008.
- Code du travail, article L1222-4 (code.travail.gouv.fr) — Aucune information concernant personnellement un salarié ne peut être collectée par un dispositif qui ne lui a pas été porté préalablement à sa connaissance. En vigueur depuis le 01/05/2008.
- Code du travail, article L1221-6 (code.travail.gouv.fr) — Les informations demandées doivent présenter un lien direct et nécessaire avec l’emploi proposé ou avec l’évaluation des aptitudes professionnelles. En vigueur depuis le 01/05/2008.
- Code du travail, article L4131-1 (code.travail.gouv.fr) — Droit de retrait : alerte immédiate et retrait en cas de motif raisonnable de penser à un danger grave et imminent. En vigueur depuis le 01/05/2008.
- Code du travail, article L3132-1 (code.travail.gouv.fr) — Il est interdit de faire travailler un même salarié plus de six jours par semaine. À lire avec l’arrêt du 13 novembre 2025. En vigueur depuis le 01/05/2008.
- Cour de cassation, chambre sociale, 13 novembre 2025, n° 24-10.733, publié au bulletin (Juricaf) — La période de référence du repos hebdomadaire est la semaine civile : toute semaine civile doit comporter un repos de vingt-quatre heures consécutives auxquelles s’ajoutent les heures consécutives de repos quotidien.
- Un salarié peut-il travailler plus de 6 jours consécutifs ? (service-public.gouv.fr, A18657) — Restitution officielle de la règle post-13 novembre 2025, publiée les 18 et 19 novembre 2025. Corroboration de l’arrêt par l’administration.
- Code du travail, article L1152-1 (code.travail.gouv.fr) — Définition du harcèlement moral : agissements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail. En vigueur depuis le 01/05/2008.
- Code du travail, article L1471-1 (code.travail.gouv.fr) — Deux ans sur l’exécution du contrat, douze mois sur la rupture, avec les exclusions expresses du troisième alinéa. En vigueur depuis le 01/04/2018.
- Code du travail, article L1232-6 (code.travail.gouv.fr) — La lettre de licenciement ne peut être expédiée moins de deux jours ouvrables après la date prévue de l’entretien préalable.
- Code du travail, article L1332-2 (code.travail.gouv.fr) — La sanction disciplinaire ne peut intervenir plus d’un mois après le jour fixé pour l’entretien préalable.
- Code du travail, article L3133-1 (code.travail.gouv.fr) — Liste des onze fêtes légales. À lire avec L3133-4 (seul le 1er mai est férié et chômé pour tous), L3133-3-2 (chômage des autres jours fériés) et L3134-13 (Alsace-Moselle).
- Code du travail, article L3133-4 (code.travail.gouv.fr) — Le 1er mai est le seul jour légalement férié et chômé pour l’ensemble des salariés.
- Modification du contrat de travail d’un salarié (service-public.gouv.fr, F2339) — Frontière entre modification du contrat (accord requis) et changement des conditions de travail (imposable). Mise à jour du 13/06/2024. Cite l’article L1222-6.
- Employeur imposant le retour d’un salarié en congés payés (service-public.gouv.fr, F12791) — Retour imposé seulement en circonstances exceptionnelles, avec remboursement des frais et jours supplémentaires. Mise à jour du 20/02/2026.
- CNIL, contrôle de l’activité des personnes employées — Doctrine du régulateur sur la vidéosurveillance, la géolocalisation, l’accès aux mails et aux fichiers, les badgeuses.
- CNIL, extrait de casier judiciaire : l’employeur peut-il le demander et le conserver ? — Réponse directe du régulateur sur l’une des demandes de documents les plus fréquentes.
- Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, article 22 (Légifrance) — Dépôt de garantie plafonné à un mois de loyer en principal en location vide, restitution en un ou deux mois, majoration de 10 % du loyer mensuel par mois de retard commencé. En vigueur depuis le 27/03/2014.
- Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, article 15 (Légifrance) — Préavis du locataire en location vide : trois mois, réduit à un mois en zone tendue et dans les situations énumérées par le texte.
- Congé du locataire et durée du préavis (service-public.gouv.fr, F1168) — Fiche officielle sur le congé du locataire. Source utilisée pour le préavis d’un mois en meublé (article 25-8 de la loi du 6 juillet 1989) et son point de départ à la réception du congé par le bailleur.
- Restitution du dépôt de garantie (service-public.gouv.fr, F31269) — Restitution officielle des délais et de la majoration de retard, en français courant.
- Code de la consommation, article L218-2 (Légifrance) — Deux ans pour l’action des professionnels au titre des biens et services fournis aux consommateurs.
- Code civil, article 2240 (Légifrance) — La reconnaissance par le débiteur du droit de celui contre lequel il prescrivait interrompt le délai de prescription. En vigueur depuis le 19/06/2008.
- Code civil, article 1120 (Légifrance) — Le silence ne vaut pas acceptation, à moins qu’il n’en résulte de la loi, des usages, des relations d’affaires ou de circonstances particulières.
- Code des procédures civiles d’exécution, article L111-8 (Légifrance) — Les frais de recouvrement engagés sans titre exécutoire restent à la charge du créancier, sous réserve des exceptions prévues par le texte.
- Code de justice administrative, articles R421-1 à R421-7 (Légifrance) — Deux mois à compter de la notification (R421-1) et opposabilité subordonnée à la mention des voies et délais de recours dans la notification (R421-5).
- Code de procédure civile, article 642 (Légifrance) — Expiration du délai le dernier jour à vingt-quatre heures et prorogation au premier jour ouvrable suivant si le délai expire un samedi, un dimanche, un jour férié ou chômé.
- Vie-publique : hiérarchie des normes, principe de faveur, dérogations — Pourquoi « le code dit X » n’est pas toujours la fin de la réponse : un accord collectif peut prévoir mieux.
- Contacter l’inspection du travail (travail-emploi.gouv.fr) — Coordonnées officielles des services de l’inspection du travail au sein des DDETS.
- Code du travail numérique (code.travail.gouv.fr) — L’outil officiel de l’État : calculateurs, recherche de convention collective par SIRET, modèles de courrier. Il n’offre pas de saisie libre d’une situation, ce qui est précisément le manque que cette page comble.
Questions fréquentes
Comment cette page a été produite
- Corpus consulté
- Légifrance et code.travail.gouv.fr (texte en vigueur au 8 août 2026), service-public.gouv.fr, Juricaf, doctrine CNIL
- Méthode
- Rédaction assistée par IA, vérifiée article par article et décision par décision contre les sources primaires avant publication. Aucun verdict n’est publié sans que le texte ait été lu dans sa version en vigueur ; les faits non vérifiés sont volontairement absents de la page.
- Responsabilité éditoriale
- Responsable de la publication : AlphaDeep
- Dernière vérification
- 08/08/2026
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