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Calculateur · intérêts au taux légal

Intérêts de retard au taux légal : le décompte exact, semestre par semestre

Au 2e semestre 2026, le taux d’intérêt légal est de 6,84 % lorsque le créancier est un particulier et de 2,75 % dans tous les autres cas (arrêté du 26 juin 2026, JO du 30 juin). C’est la qualité du créancier qui détermine le taux, jamais celle du débiteur. Les intérêts courent en principe à compter de la mise en demeure (article 1344-1 du code civil), se calculent semestre par semestre (montant × taux × jours ÷ 365), et le taux est majoré de 5 points deux mois après une décision de justice exécutoire restée impayée.

Julie · IA juridique
  • Sources officielles citées
  • 3 questions gratuites
  • Sans carte bancaire

Vérifié au 26/08/2026 · sources Légifrance et service-public.fr · information juridique générale, pas une consultation

Le calculateur : montant, dates, qualité du créancier

Le décompte se fait tranche par tranche : chaque semestre a son taux, et un retard qui chevauche le 30 juin ou le 31 décembre se calcule en deux lignes. Le calcul s’exécute dans votre navigateur, rien n’est enregistré.

Indiquez le montant, la qualité du créancier et les deux dates : le décompte ligne à ligne s’affiche ici, prêt à joindre à votre courrier.

Julie rédige la mise en demeure chiffrée
Le taux de l’intérêt légal, semestre par semestre (art. L313-2 du code monétaire et financier). Chaque ligne renvoie à son arrêté au Journal officiel — c’est la seule table à jour que vous croiserez : plusieurs simulateurs bien classés affichent encore les taux 2025.
SemestreCréancier particulierAutres cas (pro)Arrêté (JO)
1er semestre 20248,01 %5,07 %JO du 24/12/2023
2e semestre 20248,16 %4,92 %JO du 28/06/2024
1er semestre 20257,21 %3,71 %JO du 19/12/2024
2e semestre 20256,65 %2,76 %JO du 19/06/2025
1er semestre 20266,67 %2,62 %JO du 26/12/2025
2e semestre 2026 (en vigueur)6,84 %2,75 %arrêté du 26/06/2026, JO du 30/06/2026
Le piège n° 1 : confondre créancier et débiteurL’article L313-2 du code monétaire et financier fixe deux taux : un taux élevé « lorsque le créancier est une personne physique n’agissant pas pour des besoins professionnels », un taux bas « dans tous les autres cas ». C’est donc la qualité de celui À QUI l’argent est dû qui choisit le taux. Un particulier créancier d’une entreprise applique 6,84 % ; une entreprise créancière d’un particulier applique 2,75 %. La moitié des pages en ligne inversent la règle.

Les trois régimes

Taux légal, taux majoré, pénalités B2B : lequel s’applique à votre créance

Art. 1344-1 c. civ.

Créance civile : la mise en demeure déclenche

Entre particuliers, ou d’un particulier contre un professionnel, les intérêts moratoires courent à compter de la mise en demeure — lettre recommandée ou tout acte d’interpellation suffisante — sans avoir à prouver un préjudice. Une condamnation en justice porte intérêt de plein droit à compter du jugement (art. 1231-7).

Art. L313-3 CMF

Jugement impayé : +5 points automatiques

Deux mois après le jour où la décision de justice est devenue exécutoire — fût-ce par exécution provisoire —, le taux légal est majoré de cinq points : 11,84 % pour un créancier particulier, 7,75 % dans les autres cas au S2 2026. Le juge de l’exécution peut, exceptionnellement, en exonérer le débiteur. C’est le levier le plus sous-utilisé du recouvrement.

Art. L441-10 c. com.

Facture entre professionnels : un régime à part, plus favorable

Entre professionnels, les pénalités de retard courent dès le lendemain de l’échéance, sans mise en demeure. Le taux est celui des CGV avec un plancher de trois fois le taux légal (3 × 2,75 % = 8,25 % au S2 2026) et, à défaut de stipulation, le taux de la BCE majoré de 10 points. S’y ajoutent 40 € d’indemnité forfaitaire par facture (art. D441-5). Réclamer le simple taux légal pro de 2,75 % sur une facture B2B, c’est laisser de l’argent sur la table.

Questions de calcul

Les règles fines qui changent le résultat

  • Chevauchement de semestres : chaque tranche se calcule avec son taux, jamais une moyenne. Un décompte qui applique un taux unique à 8 mois de retard est faux.
  • Base de calcul : jours ÷ 365 (366 les années bissextiles), intérêt simple sur le principal. Précisez toujours la convention de décompte dans le courrier — c’est ce qui rend le décompte opposable.
  • Capitalisation (anatocisme) : les intérêts échus, dus au moins pour une année entière, ne produisent eux-mêmes intérêt que si le contrat l’a prévu ou si le juge le décide (article 1343-2 du code civil). Jamais automatique — mais toujours à demander dans des conclusions.
  • Prescription : l’action en paiement se prescrit par 5 ans (article 2224 du code civil ; L110-4 du code de commerce). Un décompte peut donc légitimement remonter plusieurs semestres — d’où la table datée ci-dessus.
  • Pourquoi le taux change : il est fixé chaque semestre par arrêté, calculé par la Banque de France à partir du taux directeur de la BCE et des taux de refinancement (art. D313-1-A CMF). Prochaine échéance : l’arrêté de décembre 2026, pour le 1er semestre 2027 — cette page sera mise à jour dans les jours qui suivent sa publication.

Exemple complet

Une facture de 3 500 € qui traverse le changement de taux

Facture de 3 500 € échue le 15 mars 2026, restée impayée. La mise en demeure est reçue le 1er avril 2026 : les intérêts au taux légal courent à compter de cette date (article 1344-1 du code civil). Paiement le 25 août 2026. Le retard chevauche le changement de taux du 1er juillet : on calcule en deux tranches.

Créancier professionnel (TPE, cabinet — taux « autres cas ») : du 1er avril au 30 juin 2026, 91 jours au taux S1 de 2,62 % : 3 500 × 2,62 % × 91 ÷ 365 = 22,86 €. Puis du 1er juillet au 25 août 2026, 56 jours au taux S2 de 2,75 % : 3 500 × 2,75 % × 56 ÷ 365 = 14,77 €. Total : 37,63 € — auxquels s’ajoutent, s’agissant d’une facture entre professionnels, l’indemnité forfaitaire de recouvrement de 40 € (article D441-5 du code de commerce).

Si le créancier était un particulier : 3 500 × 6,67 % × 91 ÷ 365 = 58,20 €, puis 3 500 × 6,84 % × 56 ÷ 365 = 36,73 €, soit 94,93 €. Même créance, même retard : le taux du créancier particulier rapporte deux fois et demie plus — d’où l’importance de ne pas se tromper de colonne.

Les textes cités

Questions fréquentes

6,84 % lorsque le créancier est une personne physique n’agissant pas pour des besoins professionnels, 2,75 % dans tous les autres cas (arrêté du 26 juin 2026, JO du 30 juin 2026, applicable du 1er juillet au 31 décembre 2026). Les taux majorés de 5 points après jugement impayé sont donc de 11,84 % et 7,75 %.
Du créancier, uniquement (article L313-2 du code monétaire et financier). Un particulier à qui une entreprise doit de l’argent applique le taux « particulier » (6,84 %) ; une entreprise ou un indépendant qui poursuit une facture applique le taux « autres cas » (2,75 %), même si le débiteur est un particulier. C’est l’erreur la plus fréquente des décomptes amateurs — et de plusieurs simulateurs.
Trois points de départ selon la créance. Créance civile : la mise en demeure (article 1344-1 du code civil) — lettre recommandée ou interpellation suffisante. Facture entre professionnels : le lendemain de la date d’échéance, sans mise en demeure (article L441-10 du code de commerce). Condamnation en justice : le prononcé du jugement, de plein droit (article 1231-7 du code civil).
Pour une créance civile, oui : c’est elle qui fait courir l’intérêt moratoire, sans que le créancier ait à justifier d’un préjudice (article 1344-1). Entre professionnels, non : les pénalités de retard sont exigibles de plein droit dès le dépassement de l’échéance (article L441-10). Dans tous les cas, le courrier chiffré avec décompte reste l’outil qui déclenche le paiement.
En deux tranches, chacune à son taux : montant × taux du semestre × nombre de jours de la tranche ÷ 365 (366 les années bissextiles), puis addition. Exemple : 3 500 € du 1er avril au 25 août 2026 pour un créancier professionnel = 22,86 € (91 jours à 2,62 %) + 14,77 € (56 jours à 2,75 %) = 37,63 €. Le calculateur ci-dessus rend ce décompte ligne à ligne.
En cas de condamnation par une décision de justice, le taux légal est majoré de cinq points à l’expiration d’un délai de deux mois à compter du jour où la décision est devenue exécutoire, y compris par exécution provisoire (article L313-3 du code monétaire et financier). Au S2 2026 : 11,84 % ou 7,75 % selon le créancier. Le juge de l’exécution peut en exonérer le débiteur au vu de sa situation.
Seulement sous trois conditions cumulatives (article 1343-2 du code civil) : des intérêts échus, dus au moins pour une année entière, et une clause contractuelle ou une décision de justice le prévoyant. La capitalisation n’est jamais automatique. En contentieux, elle se demande expressément dans les conclusions — un réflexe de cabinet qui augmente sensiblement les créances longues.
Les pénalités de l’article L441-10 du code de commerce, presque toujours plus favorables : taux des CGV avec un plancher de trois fois le taux légal (8,25 % au S2 2026), ou, à défaut de clause, taux BCE + 10 points ; exigibles sans mise en demeure dès le lendemain de l’échéance ; plus l’indemnité forfaitaire de 40 € par facture (article D441-5). Le taux légal « autres cas » (2,75 %) n’est que le plancher de référence.
L’action en paiement se prescrit par cinq ans (article 2224 du code civil ; article L110-4 du code de commerce entre commerçants). Le décompte peut donc couvrir jusqu’à cinq années de retard, en appliquant à chaque période le taux de son semestre — raison d’être de la table historique publiée sur cette page.

Comment cette page a été produite

Corpus consulté
Légifrance (code monétaire et financier, code civil, code de commerce, arrêtés semestriels 2024-2026, texte en vigueur au 26 août 2026), economie.gouv.fr, Banque de France
Méthode
Rédaction assistée par IA, vérifiée article par article contre les sources primaires. Les taux publiés sont recopiés des arrêtés au JO, jamais d’agrégateurs ; la page est mise à jour à chaque arrêté semestriel (décembre et juin).
Responsabilité éditoriale
Responsable de la publication : AlphaDeep
Dernière vérification
26/08/2026

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Sources officielles

Cabinet, TPE, indépendant : le décompte est l’annexe qui fait payer.

Julie établit le décompte semestre par semestre, vérifie majoration et régime B2B, et rédige la mise en demeure ou le dossier d’injonction de payer avec le décompte en annexe. Les équipes gèrent leurs dossiers de recouvrement en partage avec Julie Business. Information juridique générale, pas une consultation.

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