Vérificateur · après un contrôle positif
Test salivaire positif : la fenêtre de 5 jours qui se joue maintenant
Après un test salivaire positif aux stupéfiants, vous disposez de 5 jours suivant la notification des résultats de l’analyse — pas le jour du contrôle — pour demander au procureur un examen technique ou une expertise (article R. 235-11 du code de la route), à condition d’avoir répondu « oui » quand les forces de l’ordre vous ont proposé de vous réserver cette possibilité, avec prise de sang de conservation. Depuis la loi du 18 août 2026, la conduite après usage de stupéfiants est punie de 3 ans d’emprisonnement et 9 000 € d’amende — 5 ans et 15 000 € avec alcool — et le permis peut être retenu 120 heures puis suspendu jusqu’à un an.
Vérifié au 26/08/2026 · sources Légifrance et service-public.fr · information juridique générale, pas une consultation
Votre fenêtre de contestation : trois réponses suffisent
Le délai de 5 jours court à partir de la notification des résultats de l’analyse — beaucoup le comptent à tort depuis le jour du contrôle et croient leur droit perdu alors qu’il n’a même pas commencé. Vérifiez : rien n’est enregistré ni transmis.
Répondez aux trois questions : l’état de votre fenêtre de contre-expertise s’affiche ici, avec le courrier prêt à copier si elle est ouverte.
| Infraction | Faits avant le 20/08/2026 | Faits depuis le 20/08/2026 |
|---|---|---|
| Conduite après usage de stupéfiants (L. 235-1) | 2 ans · 4 500 € | 3 ans · 9 000 € |
| Stupéfiants + alcool | 3 ans · 9 000 € | 5 ans · 15 000 € · confiscation obligatoire du véhicule |
| Refus de se soumettre aux vérifications (L. 235-3) | 2 ans · 4 500 € | 3 ans · 9 000 € |
| Points | −6 points | −6 points (retrait renforcé en cas de cumul avec l’alcool) |
| Mesures immédiates | rétention du permis puis suspension préfectorale | rétention jusqu’à 120 h (L. 224-2) · suspension jusqu’à 1 an (L. 224-8) |
Le permis et l’argent
Ce qui se passe en parallèle du pénal — et ce que ça coûte
- Le permis d’abord : rétention immédiate jusqu’à 120 heures le temps des vérifications (articles L. 224-1 et L. 224-2), puis suspension administrative préfectorale qui peut atteindre un an pour les stupéfiants (article L. 224-8). La contre-expertise ne suspend pas la suspension : ce sont deux procédures distinctes.
- L’audience ensuite : convocation classique, comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), composition pénale ou ordonnance pénale. Accepter une CRPC sans avoir fait relire la procédure, c’est renoncer aux vices éventuels — l’ordre des vérifications compte.
- Le coût : la contre-expertise est avancée par la défense mais reste modeste au regard de l’enjeu ; un avocat en droit routier facture selon les fourchettes habituelles du pénal de routine ; l’aide juridictionnelle (plafonds 2026 : 12 957 € / 19 433 €) peut couvrir la défense. Les stages de sensibilisation, eux, sont aux frais du condamné.
- Le casier : une condamnation s’inscrit au bulletin n° 2 avec ses conséquences sur certains emplois (transport, sécurité, fonction publique). C’est souvent l’argument le plus concret pour construire une vraie défense plutôt que « signer et passer à autre chose ».
Exemple
Karim, contrôlé un lundi 1er : pourquoi son délai n’était pas mort
Contrôle un lundi 1er : dépistage salivaire positif, Karim répond « oui » à la question du gendarme, prise de sang dans la foulée, permis retenu. Les résultats du laboratoire lui sont notifiés le mardi 16. Le délai de l’article R. 235-11 court à partir du 16 — pas du 1er : Karim a jusqu’au dimanche 21 pour écrire au procureur. S’il avait compté depuis le jour du contrôle, il aurait cru son délai expiré depuis douze jours et renoncé à un droit qu’il avait encore.
La contre-expertise n’est pas un gadget : elle porte sur l’échantillon sanguin conservé (article R. 235-9), elle est confiée à un autre expert, et elle permet de discuter la quantification — l’argument central quand la positivité tient à une consommation ancienne ou à des produits CBD légaux, qui peuvent contenir jusqu’à 0,3 % de THC. Soyons honnêtes sur ce que dit le droit : l’infraction est constituée par le seul usage révélé par l’analyse (article L. 235-1), sans qu’il faille prouver une conduite « sous influence ». La fenêtre de détection du THC en salive — de quelques heures à plusieurs jours selon la fréquence d’usage — est un argument d’expertise et de quantification, pas une immunité.
Dernier front, souvent décisif : la procédure. Réserve jamais proposée, prise de sang non réalisée malgré un « oui », résultats jamais régulièrement notifiés, mentions manquantes au procès-verbal — la chambre criminelle a jugé que priver le conducteur de sa contre-expertise compromet irrémédiablement ses droits (Crim., 22 juin 2021, n° 21-80.013). Chaque pièce du dossier se relit à cette lumière.
Les textes cités
- Code de la route, art. R. 235-11 (examen technique ou expertise) — Légifrance — Le délai de cinq jours suivant la notification des résultats, sous condition de la réserve prévue à l’article R. 235-6.
- Code de la route, art. R. 235-6 (réserve et prélèvement sanguin) — Légifrance — Rédaction issue du décret n° 2024-528 du 10 juin 2024 : la question posée au conducteur et la prise de sang de conservation.
- Code de la route, chapitre L. 235 (conduite après usage de stupéfiants) — Légifrance — Sanctions en vigueur, dans leur rédaction issue de la loi n° 2026-798 du 18 août 2026 (en vigueur le 20 août 2026).
- Code de la route, art. L. 224-1, L. 224-2 et L. 224-8 (rétention et suspension) — Légifrance — Rétention du permis jusqu’à 120 heures en matière de stupéfiants ; suspension administrative portée à un an.
- Cour de cassation, chambre criminelle, 22 juin 2021, n° 21-80.013 — La privation de la contre-expertise réservée par le conducteur compromet irrémédiablement les droits de la défense.
- Sécurité routière / ONISR — bilans annuels des infractions — Volumes officiels des dépistages et délits stupéfiants au volant.
Questions fréquentes
Comment cette page a été produite
- Corpus consulté
- Légifrance (code de la route dans sa rédaction issue de la loi n° 2026-798 du 18 août 2026 et du décret n° 2024-528, code pénal ; texte en vigueur au 26 août 2026), Cour de cassation (Judilibre), ONISR
- Méthode
- Rédaction assistée par IA, vérifiée article par article contre les sources primaires. Le délai de 5 jours, sa condition (réserve R. 235-6) et son point de départ (notification) sont recopiés du texte en vigueur ; les peines distinguent les faits antérieurs et postérieurs au 20 août 2026.
- Responsabilité éditoriale
- Responsable de la publication : AlphaDeep
- Dernière vérification
- 26/08/2026
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