Méthode
Un numéro d’article dans votre courrier : de quel code, et que dit-il vraiment ?
Un numéro seul ne suffit jamais : le même L611-1 existe dans le CESEDA, où il fonde une obligation de quitter le territoire, et dans le code de la sécurité intérieure, où il définit les activités privées de sécurité. Identifiez d’abord le code, puis la date de vos faits, puis vérifiez sur Légifrance que l’article est toujours en vigueur.
Vérifié au 08/08/2026 · sources Légifrance et service-public.fr · information juridique générale, pas une consultation
Le même numéro, plusieurs codes : cherchez dans les exemples
Tapez la référence lue sur votre courrier. Cette liste rassemble des articles réels, vérifiés le 8 août 2026, choisis parce qu’ils reviennent souvent dans les lettres que les gens reçoivent. Elle ne remplace pas Légifrance : elle sert à montrer, sur des cas concrets, ce qu’un numéro dit et ce qu’il ne dit pas. Le premier bloc de la liste est l’exemple à retenir, deux articles L611-1 qui n’ont rien à voir l’un avec l’autre.
Ouvre à l’administration la faculté d’obliger un étranger à quitter le territoire français dans une liste fermée de situations, dont le refus ou le retrait d’un titre de séjour (3°). Le verbe est « peut » : c’est une faculté, pas un automatisme.
Lire le texte en vigueur sur LégifranceExactement le même numéro, un sujet sans aucun rapport : la définition des activités privées de sécurité, surveillance et gardiennage, transport de fonds, protection physique des personnes. Un numéro sans le nom du code est une référence incomplète.
Lire le texte en vigueur sur Légifrance« Tout licenciement pour motif personnel est motivé dans les conditions définies par le présent chapitre. Il est justifié par une cause réelle et sérieuse. » Deux obligations, et elles pèsent sur l’employeur. En vigueur depuis le 27 juin 2008.
Lire le texte en vigueur sur LégifranceLe même numéro que l’article sur le licenciement, mais dans un autre code : celui-ci concerne le prélèvement d’organes sur une personne décédée. En vigueur depuis le 1er janvier 2017.
Lire le texte en vigueur sur LégifranceLa convocation à l’entretien préalable au licenciement, et le plancher de cinq jours ouvrables entre la présentation de la lettre et l’entretien.
Lire le texte en vigueur sur LégifranceLa lettre de licenciement ne peut pas être expédiée moins de deux jours ouvrables après la date prévue de l’entretien préalable.
Lire le texte en vigueur sur LégifranceUn article en R : la règle vient d’un décret en Conseil d’État, pas d’une loi. Il prévoit qu’un délai expirant un samedi, un dimanche, un jour férié ou chômé est prorogé au premier jour ouvrable suivant.
Lire le texte en vigueur sur LégifranceL’article sur lequel se discute le caractère réel et sérieux du motif du licenciement. C’est aussi le numéro actuel de ce que l’ancien code du travail traitait à l’article L122-14-3.
Lire le texte en vigueur sur LégifranceVous le croiserez encore dans un contrat ancien, un modèle de lettre RH jamais mis à jour ou un jugement des années 2000. Le chercher tel quel dans le code du travail actuel ne donne rien.
Numéro disparu le 1er mai 2008 avec la recodification. Le caractère réel et sérieux du motif se lit aujourd’hui à l’article L1235-1. Recodification à droit constant : le numéro a changé, pas la règle.
Lire le texte en vigueur sur LégifranceDouze mois à compter de la notification de la rupture pour toute action portant sur la rupture du contrat de travail, sous réserve des exclusions prévues par l’article lui-même.
Lire le texte en vigueur sur LégifranceLa liste des onze fêtes légales. Utile dès qu’un délai se compte en jours ouvrables : ce sont ces jours-là qui peuvent sortir du décompte lorsqu’ils sont chômés.
Lire le texte en vigueur sur LégifranceL’exemple le plus net de renumérotation : même phrase, autre numéro, deux siècles d’écart entre la rédaction et le changement de numéro.
Devenu l’article 1240 le 1er octobre 2016, par l’ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016. Le texte, lui, n’a pas bougé. Si quelqu’un vous oppose « l’article 1382 », il ne se trompe pas de règle, il utilise l’ancien numéro.
Lire le texte en vigueur sur Légifrance« Tout fait quelconque de l’homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. » Pas de lettre devant le numéro : le code civil n’est pas coupé en partie législative et partie réglementaire.
Lire le texte en vigueur sur LégifranceLa reconnaissance par le débiteur du droit de celui contre lequel il prescrivait interrompt le délai de prescription. Reconnaître une dette, même partiellement, remet le compteur à zéro pour la part reconnue. En vigueur depuis le 19 juin 2008.
Lire le texte en vigueur sur LégifranceUn délai expire le dernier jour à vingt-quatre heures, et il est prorogé au premier jour ouvrable suivant s’il expirerait normalement un samedi, un dimanche, un jour férié ou chômé.
Lire le texte en vigueur sur LégifranceEncore un article en R, donc un décret : le délai de deux mois pour saisir le tribunal administratif à compter de la notification de la décision attaquée.
Lire le texte en vigueur sur LégifranceFixe les délais au terme desquels le silence gardé par l’administration sur une demande de titre de séjour vaut décision de refus, avec un délai de droit commun et plusieurs délais spéciaux selon le titre demandé.
Lire le texte en vigueur sur LégifranceLe préfixe
La lettre en tête du numéro vous dit qui a écrit la règle
C’est la seule partie du numéro qui se lit sans connaître le code. Elle indique le niveau auquel la règle a été écrite, et donc son auteur. Ces conventions sont celles du Guide de légistique, la notice officielle de rédaction des textes publiée sur Légifrance.
- L : partie législative du code. La règle a été votée par le Parlement.
- LO : loi organique.
- R : décret en Conseil d’État.
- R* : décret en Conseil d’État délibéré en conseil des ministres.
- D : décret simple.
- D* : décret délibéré en conseil des ministres.
- A : arrêté.
- Aucune lettre : c’est le style des codes qui ne sont pas coupés en deux parties, le code civil et le code pénal en premier. On écrit « article 1240 du code civil », sans préfixe.
- Ce que ça change pour vous : un L a été voté par le Parlement, un R ou un D a été écrit par le gouvernement. Ce ne sont ni le même auteur, ni les mêmes voies pour le contester.
- La limite honnête : quelques codes antérieurs à 1989 suivent d’autres conventions. La règle est quasi générale, pas absolue.
En vigueur ou pas
Les quatre états possibles d’un article, et deux pièges
C’est la question qui angoisse le plus quand on reçoit un courrier : est-ce que cet article existe encore ? Un article ne se lit pas en « valable » ou « pas valable ». Il a un état, et Légifrance l’affiche.
- En vigueur : l’article s’applique aujourd’hui. C’est l’état affiché par défaut quand vous ouvrez la page.
- Abrogé : il ne s’applique plus. La page reste consultable, avec ses versions antérieures, ce qui explique qu’on tombe encore dessus par un moteur de recherche.
- Abrogé à une date future : l’article s’applique encore aujourd’hui, et sa disparition est déjà programmée. Comme la naissance d’une règle, sa disparition peut être différée.
- Pas encore entré en vigueur : le texte existe et ne produit pas encore d’effet.
- Premier piège : une abrogation peut se produire sans que le mot « abrogé » apparaisse nulle part. Le guide officiel le dit ainsi : le remplacement d’une disposition existante par une disposition nouvelle a pour effet d’abroger la première, sans qu’il y ait lieu de le préciser.
- Second piège, et c’est le plus utile à connaître : « plus personne ne s’en sert » n’est pas un argument. Les textes législatifs et réglementaires restent applicables tant qu’ils n’ont pas été abrogés, même tombés en désuétude, et même en cas d’usage contraire. Seule nuance, un juge peut constater qu’un texte a été implicitement abrogé lorsqu’il est inconciliable avec un texte postérieur de valeur législative ou constitutionnelle.
La méthode
Vérifier un article en quatre étapes
Dans cet ordre. Les trois premières étapes prennent quelques minutes et se font sur Légifrance. La quatrième est celle que presque personne ne fait, et c’est souvent elle qui retourne la situation.
- 1. Identifier le code. Sans lui, le numéro ne veut rien dire. Si le courrier ne le précise pas, servez-vous des trois indices ci-dessous.
- 2. Ouvrir la version en vigueur à la bonne date : celle de vos faits, pas celle d’aujourd’hui. La date choisie apparaît dans l’adresse de la page.
- 3. Lire l’onglet Versions. C’est là que se voient l’entrée en vigueur, les modifications successives, l’abrogation éventuelle et les renvois de concordance vers un ancien numéro.
- 4. Lire ce que l’article oblige la personne qui vous l’oppose à faire. Un article cité contre vous est presque toujours aussi une contrainte pour celui qui le cite : une procédure à respecter, une motivation à écrire, un délai à tenir.
Le piège numéro un
Le même numéro peut désigner deux lois qui n’ont rien à voir
« Ils citent un article, je ne sais pas ce que ça veut dire. » La première question n’est pas ce que dit l’article. C’est de quel code il sort. Un numéro sans nom de code, c’est une adresse sans nom de ville.
L’exemple est vérifiable en dix secondes. L611-1 du CESEDA ouvre à l’administration la faculté d’obliger un étranger à quitter le territoire français, dans une liste fermée de situations : c’est le fondement que vous lirez en tête d’une OQTF. L611-1 du code de la sécurité intérieure, lui, définit les activités privées de sécurité, la surveillance et le gardiennage, le transport de fonds, la protection physique des personnes. Même numéro, même lettre, deux univers sans le moindre rapport.
Ce n’est pas une curiosité de juriste. Les codes français sont numérotés chacun dans leur coin, donc les collisions sont mécaniques et fréquentes. On retrouve la même chose sur L1232-1 : dans le code du travail c’est la motivation du licenciement pour motif personnel, dans le code de la santé publique c’est le prélèvement d’organes sur une personne décédée.
Quand le courrier ne nomme pas le code, trois indices suffisent presque toujours. Le sujet du courrier d’abord : une lettre de licenciement ne cite pas le code de la santé publique. La lettre du préfixe ensuite, qui vous dit au moins à quel niveau la règle a été écrite. La longueur du numéro enfin : quatre chiffres avant le tiret signalent un code très volumineux, le code du travail en tête. Si le doute persiste, le bon réflexe n’est pas de deviner, c’est de chercher le numéro dans les deux codes candidats et de comparer les sujets.
Les chiffres
Le numéro raconte une place dans le code, pas une importance
Les chiffres ne sont pas un identifiant arbitraire : ils décrivent une position dans le plan du code. La règle officielle est écrite noir sur blanc dans le Guide de légistique : un article figurant dans le chapitre III du titre II du livre Ier est nécessairement un article commençant par L. 123, suivi d’un tiret et d’une numérotation séquentielle. C’est une convention de rédaction, pas une norme juridique, mais elle est suivie de façon très constante.
Conséquence directe, et souvent surprenante : les divisions s’arrêtent à neuf par niveau, parce que la numérotation est décimale. Un code ne peut pas avoir un dixième livre numéroté de cette façon.
Les codes particulièrement volumineux, et le guide nomme le code du travail et le code général des collectivités territoriales, ajoutent une division initiale en parties. C’est de là que viennent les quatre chiffres. L1232-1 se lit donc : première partie, livre II, titre III, chapitre II, et le tiret un pour le rang de l’article dans ce chapitre. La hiérarchie affichée par Légifrance au-dessus de l’article dit exactement la même chose, Première partie, Livre II Le contrat de travail, Titre III, Chapitre II Licenciement pour motif personnel. Le code civil, lui, n’a pas cette structure : l’article 1240 est un simple numéro de suite.
Restent les rallonges, ces numéros à segments supplémentaires du type R. 4412-3-1. Elles ne signalent ni un article moins important, ni un article bricolé. Le guide déconseille explicitement de renuméroter les articles existants, une pratique « à bannir autant que possible car elle déstabilise les usagers ». À la place on surnumérote : R. 4412-3-1 vient s’insérer entre R. 4412-3 et R. 4412-4. Un article avec une rallonge a exactement la même valeur que son voisin.
Deux formulations enfin, qui reviennent dans les courriers. « L1232-1 et suivants » veut dire : cet article et ceux qui le suivent dans le même chapitre, sans dire où ça s’arrête. C’est une facilité d’écriture, pas une liste. Et un alinéa est un paragraphe de l’article, compté du haut vers le bas. C’est vérifiable, donc c’est contestable : L1232-1 du code du travail tient en deux phrases, une citation qui renverrait à son troisième alinéa ne renvoie à rien.
Renumérotation
Le numéro cité n’existe pas ? Il a peut-être changé de place
Avant de conclure qu’on vous cite un texte inventé, vérifiez la piste la plus banale : le numéro a changé. La partie législative du code du travail actuel vient de l’ordonnance n° 2007-329 du 12 mars 2007, ratifiée par la loi n° 2008-67 du 21 janvier 2008, qui a fixé son entrée en vigueur au 1er mai 2008. Ce jour-là, tous les numéros du code du travail ont changé. Un contrat signé avant, un modèle de lettre RH jamais relu, un jugement des années 2000 peuvent parfaitement citer un numéro devenu introuvable.
Le point important, et il rassure : renuméroté ne veut pas dire modifié. La recodification s’est faite « à droit constant », selon la formule de l’article 3 de la loi du 12 avril 2000 que le guide officiel de légistique cite mot pour mot. Le classement change, la règle reste. Concrètement, ce que l’ancien code du travail traitait à l’article L122-14-3 se lit aujourd’hui à l’article L1235-1, sur le caractère réel et sérieux du motif du licenciement.
L’exemple le plus net vient du code civil. L’article 1382 est devenu l’article 1240 le 1er octobre 2016, par l’ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016. Le texte, lui, n’a pas bougé depuis 1804 : « Tout fait quelconque de l’homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. » Même règle, autre numéro. Si quelqu’un vous oppose « l’article 1382 », il ne se trompe pas de règle, il utilise l’ancien numéro.
Pour retrouver le nouveau numéro, Légifrance publie des tables de concordance officielles et gratuites, pour quarante-cinq codes dont le code du travail. C’est l’alternative libre aux tables de concordance des éditeurs juridiques, qui sont derrière un compte ou un abonnement.
La bonne version
La date qui compte n’est pas aujourd’hui, c’est la date de vos faits
Un licenciement de 2015 se juge sur le texte tel qu’il était rédigé en 2015. C’est l’erreur la plus coûteuse de toute cette page, et la plus difficile à repérer, parce qu’elle est invisible : le texte s’affiche normalement, il est simplement le mauvais. Rien ne clignote, rien ne prévient.
Sur Légifrance, un article n’a donc pas un texte, il a des versions. Cherchez le sélecteur de date et l’onglet Versions plutôt qu’un bouton précis : l’interface bouge, et la date que vous choisissez apparaît dans l’adresse de la page, ce qui vous permet de vérifier d’un coup d’œil sur quelle version vous êtes en train de lire. La DILA a d’ailleurs amélioré ce terrain le 19 janvier 2026 : recherche par référence d’article plus tolérante, articles trouvables sans leur préfixe dans les bases de jurisprudence, et renvois de concordance devenus cliquables dans l’onglet Versions.
Un mot sur où chercher, parce que toutes les sources ne donnent pas la même chose. Légifrance a tous les codes, toutes les versions, l’état de chaque article et les tables de concordance, mais son interface suppose que vous connaissez déjà le code, la date et la notion de version. Le Code du travail numérique donne un texte clair, gratuit et officiel, mais seulement pour le code du travail, sans historique de versions ni numérotation antérieure. Les bases professionnelles comme Dalloz, Doctrine ou Lexbase ajoutent l’historique complet, la jurisprudence et la numérotation antérieure, contre un abonnement et dans une rédaction faite pour des avocats.
Quant à taper le numéro dans un moteur de recherche, sachez ce que vous obtenez : beaucoup de pages de cabinets et de plateformes, souvent écrites du point de vue de la partie adverse. Sur la procédure de licenciement pour motif personnel, l’une des pages les mieux classées est titrée « Obligations de l’employeur ». Ce n’est pas malhonnête, c’est simplement écrit pour quelqu’un d’autre que vous.
Les limites
Ce que cette page ne peut pas faire à votre place
Cette page décode un numéro. Elle ne vous dit pas si l’article s’applique à votre situation : ça dépend de faits que seul votre dossier contient.
Elle ne va pas chercher le texte en direct sur Légifrance. Le champ de recherche filtre une liste d’exemples vérifiés, il n’interroge pas les centaines de milliers d’articles en vigueur. La vérification de l’état en vigueur, vous la faites sur Légifrance, ou vous la demandez à Julie avec votre référence et la phrase du courrier qui la cite.
Les textes cités ici ont été vérifiés le 8 août 2026 auprès des sources listées plus bas. Un texte peut changer après cette date, et la date est affichée précisément pour que vous puissiez en juger.
Un article correctement cité peut quand même être mal appliqué, et l’inverse arrive aussi. Ça, c’est une analyse, pas un décodage.
Enfin, si un délai court contre vous, si une somme importante est en jeu ou si une décision de justice est déjà rendue, parlez-en à un avocat, à un défenseur syndical ou à une permanence juridique gratuite. Cette page est une aide à la lecture, pas une consultation juridique.
Les textes cités
- CESEDA, article L611-1 (Légifrance) — La liste fermée des situations dans lesquelles l’administration peut obliger un étranger à quitter le territoire français.
- Code de la sécurité intérieure, article L611-1 (Légifrance) — Le même numéro dans un autre code : la définition des activités privées de sécurité. C’est la preuve de la collision sur laquelle repose cette page.
- Code du travail, article L1232-1 (Légifrance) — Texte exact de l’exemple travaillé, en vigueur depuis le 27 juin 2008, rédaction actuelle issue de la loi n° 2008-596 du 25 juin 2008.
- Code de la santé publique, article L1232-1 (Légifrance) — La seconde collision : prélèvement d’organes sur une personne décédée, en vigueur depuis le 1er janvier 2017.
- Guide de légistique, fiche 1.4.2 Codification (Légifrance, PDF) — Édition du 4 septembre 2024. Source de la règle de numérotation, de la division en parties des codes volumineux, des préfixes L, LO, R, R*, D, D*, A, de la codification à droit constant et de la surnumérotation.
- Guide de légistique, fiche 3.8.3 Abrogations (Légifrance, PDF) — Fiche du 12 mai 2025. La désuétude n’abroge rien, l’abrogation par remplacement sans mention expresse, l’abrogation implicite constatée par le juge, l’abrogation différée.
- Loi n° 2008-67 du 21 janvier 2008 ratifiant l’ordonnance n° 2007-329 (Légifrance) — La chaîne de la recodification du code du travail et l’entrée en vigueur fixée au 1er mai 2008.
- Légifrance, tables de concordance (codification) — Les tables officielles et gratuites de correspondance ancien numéro vers nouveau numéro, pour quarante-cinq codes dont le code du travail.
- Code civil, article 1240 (Légifrance) — Ex-article 1382, renuméroté par l’ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016, en vigueur sous ce numéro depuis le 1er octobre 2016, texte inchangé.
- Code civil, article 2240 (Légifrance) — La reconnaissance de dette interrompt la prescription. En vigueur depuis le 19 juin 2008.
- Code de procédure civile, article 642 (Légifrance) — Expiration du délai le dernier jour à vingt-quatre heures et prorogation au premier jour ouvrable suivant.
- Code de justice administrative, les délais (art. R421-1 à R421-7, Légifrance) — Le délai de deux mois pour saisir le tribunal administratif, exemple d’article en R cité dans des courriers administratifs.
- CESEDA, article R432-2 (Légifrance) — Les délais au terme desquels le silence de l’administration sur une demande de titre de séjour vaut refus. Version en vigueur au 16 juin 2025.
- Code du travail, article L1232-2 (Code du travail numérique) — Convocation à l’entretien préalable et plancher de cinq jours ouvrables.
- Code du travail, article R1231-1 (Code du travail numérique) — Prorogation au premier jour ouvrable suivant. Exemple d’article dont la lettre R signale un décret en Conseil d’État.
- Code du travail, article L1235-1 (Code du travail numérique) — Le numéro actuel de ce que l’ancien code du travail traitait à l’article L122-14-3.
- DILA, mise à jour de Légifrance du 19 janvier 2026 — Recherche améliorée sur les références d’articles, articles trouvables sans leur préfixe, renvois de concordance cliquables dans l’onglet Versions.
- Code du travail numérique, article L1232-1 — La page officielle grand public de l’article : le texte, sans historique de versions ni numérotation antérieure. Utile pour lire vite, insuffisante pour dater.
- Service-public.fr, chercher un texte de loi ou un décret (R44285) — La réponse officielle grand public à cette question est aujourd’hui un bouton renvoyant vers Légifrance, sans explication de la numérotation ni de l’état en vigueur.
Questions fréquentes
Comment cette page a été produite
- Corpus consulté
- Légifrance (textes en vigueur au 8 août 2026), Guide de légistique (fiches 1.4.2 et 3.8.3), Code du travail numérique, DILA, service-public.gouv.fr.
- Méthode
- Rédaction assistée par IA, vérifiée article par article contre les sources primaires avant publication. La collision L611-1 et la correspondance L122-14-3 vers L1235-1 ont été recontrôlées sur le corpus juridique de Julie le 8 août 2026. Les affirmations non confirmées sur une source primaire ont été retirées plutôt que reformulées.
- Responsabilité éditoriale
- Responsable de la publication : AlphaDeep
- Dernière vérification
- 08/08/2026
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